Ame artificielle

On me dit que l’intelligence artificielle ressemble à un stagiaire. Qu’est-ce que cela signifie ?

Le stagiaire en « fout plein la vue pour pas un rond ». Il est fondamentalement paresseux, et un as de l’esbroufe. Mais, aussi, il est susceptible. Il vous en veut à mort de l’avoir pris la main dans le sac.

Curieusement, tout ceci peut se traduire en termes mathématiques. C’est un principe d’optimisation. Y compris la susceptibilité : l’utilisateur est le principal fauteur de trouble.

Bonheur

Simone Weil semble avoir pensé que le pire des malheurs était de ne pas savoir que l’on était malheureux. Encore une idée d’intellectuel qui veut faire notre bonheur contre notre volonté ?

Mais mon exemple prouve qu’elle n’a pas totalement tort. Sur un coup de tête, inattendu, surtout par moi, j’ai quitté Paris pour m’installer dans une banlieue mal famée. Et j’ai soudainement compris que je n’avais jamais été heureux à Paris. D’ailleurs, je n’y vais jamais.

Au fond, on s’adapte aux conditions dans lesquelles on vit. On ne voit pas comment être mieux. D’autant que l’on subit un extraordinaire lavage de cerveau de la part de la société et des intellectuels qui en sont les exécuteurs de basses oeuvres ?

Enfer et damnation

L’enfer semble avoir une longue histoire. Il a beaucoup plu à Platon. On devrait le jugement dernier aux Egyptiens. Sa version chrétienne aurait été fixée par Saint Augustin. On a longtemps considéré que la plupart des hommes y finissaient. Seul un sur 60.000 entrerait au paradis. Aujourd’hui, l’enfer serait sur terre.

Quant aux descriptions étonnantes qu’on en faisait, ou que l’on en fait ? elles cherchent surtout à frapper les esprits. L’enfer : un sujet pour intellectuel ? L’enfer c’est pour ceux qui ne pensent pas comme eux ?

Simone Weil

Simone Weil ou le sacrifice gratuit d’une intellectuelle exaltée ? Une émission me fait douter.

Camus disait qu’elle était le plus grand esprit du temps. Une révoltée au sens de Camus ? Elle voulait améliorer le monde, et, en rupture de bans avec la philosophe, elle a pensé que comprendre l’humanité, ses tourments, et les moyens de les éliminer passait par l’action. Elle a été ouvrière, combattante de la guerre d’Espagne, Française libre en Angleterre, etc. et elle s’est laissé mourir lorsqu’on lui a refusé quelque mission dangereuse. Elle n’a fait aucune entorse à ses convictions ? Qui peut en dire autant ?

Peut-on tirer de cette anthropologie des leçons toujours actuelles ? Par exemple, l’inutilité des syndicats, qui, comme nos politiques, défendent les forts et ne comprennent rien aux besoins de leurs adhérents, qu’ils transforment en revendications salariales ? Votons Simone Weil ?

Bilan ?

« La promesse du ‘Mozart de la finance’ s’est traduite en une valse des milliards plongeant le pays dans un abîme inédit, sonnant comme une forme d’impuissance d’une classe politique déconnectée des réalités de la vie quotidienne »

Jean-François Husson, rapporteur du budget (LR) au Sénat et coauteur de plusieurs enquêtes sur les dérives des comptes publics, cité par La Tribune du 21 août

Qui fut M.Macron ? peut-on se demander, alors que son mandat s’achève.

Un article que cite ce blog aurait-il cerné sa personnalité ? C’est, par nature, un acteur de théâtre (aurait-il pris pour modèle Gérard Philipe ?) qui, en outre, se croit un entrepreneur visionnaire, pariant, massivement, l’argent public sur sa dernière lubie.

Pauvre France

La France, une société « non monétaire » ? Valeurs chrétiennes ? Les étrangers répètent que le Français a un « problème avec l’argent ». Il en fait un mal, alors qu’il l’aime. Pire, se disant pauvre, il ne paie pas ce que les autres méritent.

Conséquence : le pays est grippé, son potentiel et ses citoyens sont sous employés. Il s’épuise, pour rien. Pour qu’une nation vive bien, aurait-elle besoin d’une certaine masse monétaire ? (Mais pas trop, sous peine d’inflation ?)

Ne serions-nous pas victimes du « ni fait ni à faire » ? Il manque peu de choses à nos services, mais c’est justement ce qui rend fou le client. (Ce que l’on paie cher n’est peut-être pas le gâteau, mais la cerise ?) Voilà ce qui fait échouer les plans de relance ? Le Français aurait-il besoin d’apprendre à réaliser son potentiel ?

(Une observation qui résulte de mon travail quotidien avec la PME. L’Etat, avec sa politique de subventions, encourage, terriblement, ce mal.)

France 2030

Le 12 juillet 2021, depuis le Grand Palais Ephémère, Emmanuel Macron dessine la nouvelle France industrielle.

L’Etat stratège, l’Etat providence, l’Etat planificateur et souverain… La crise sanitaire est passée par là, et ce paradigme revient en force dans la campagne. Après les 100 milliards d’euros du plan de relance, place aux 30 milliards (ou presque, le montant final n’est pas encore arbitré) du plan d’investissement.

Encore une pluie d’argent magique ? Attention, prévient Bruno Le Maire, à Bercy, ne confondez pas tout. La relance irriguait tous les domaines. L’investissement, lui, sera ciblé sur les secteurs d’avenir, là où peuvent émerger les champions de demain. On pense à la batterie, à l’hydrogène, aux semi-conducteurs, aux biotechnologies. Cela veut dire aussi mettre le paquet sur la recherche en intelligence artificielle et, choix clivant assumé, sur le nucléaire et les réacteurs nouvelle génération.

Radio France le 8 octobre 2021

Ce qu’il y a de curieux, c’est que, pour nos gouvernants, l’économie ne peut qu’être tirée par des « champions », plus exactement des « champions de demain », et qu’ils existent déjà ! Il suffit de copier ce qui se fait à l’étranger ! Voilà qui est avoir parfaitement compris ce qu’est l’innovation ? Le déficit expliqué ?

Ponzi chinois

Who is really buying China’s humanoid robots?
Companies are selling machines to government-backed centres that then sell training data back to robot makers

Financial Times du 20 août

Les Chinois sont devenus américains. Des deux côtés, dans l’espoir fou de dominer le monde, on jette toutes ses ressources dans le combat. Folle course en avant. L’esprit start-up a gagné les empires.