Il semble que les Grecs aient pensé que la mort du philosophe avait quelque-chose à dire sur son oeuvre. Sous cet angle, Nietzsche présente un curieux paradoxe : lui qui a parlé de surhomme, et de volonté de puissance, a fini sa vie comme un légume.
Du coup, j’ai essayé de me renseigner sur les causes de sa maladie. Mais les théories sont multiples. Il y a la syphilis, qu’il aurait contractée à 22 ans, un mal usuel de la haute société en ces temps, mais on parle aussi de tumeur et d’hérédité. Vu le nombre d’hypothèses avancées, je me suis demandé si, comme pour l’identité de Shakespeare, en proposer une n’est pas un moyen de se faire de la publicité.
Voilà qui semble illustrer une de ses théories : la vérité est une illusion. D’ailleurs y a-t-il réellement des « causes », ou est-ce une convention sociale utile ?
(Son mal peut-il jeter une ombre sur son oeuvre ? Oeuvre d’un fou ? Ou, au contraire, « mythe de Sisyphe » : refus du désespérer de la fatalité ?)