Pour vivre heureux, vivons cachés. La première fois que l’on m’a dit que c’était la devise de la PME française, je ne l’ai pas cru. Puis, rencontre après rencontre, sept ans durant, j’ai constaté que c’était vrai. Stupéfiant !
Cela fait penser à beaucoup que le dirigeant français est « un pauvre type », sans ambition. Je ne le crois pas. Cette caractéristique ne tient pas à la psychologie du Français, mais aux conditions dans lesquelles il vit.
On dit souvent que la France n’aime pas les gens riches, ou glorieux, mais on n’a pas réfléchi à ce que cela signifiait pour les autres. J’ai constaté qu’elle était amicale avec les pauvres. Et cela explique les conclusions des économistes. Ils constatent que nos PME sont pauvres et petites. Elles ne veulent pas et ne peuvent pas grandir.
En fait, elles évoluent dans une économie « non monétaire ». Elles ne savent pas « se vendre ». Elles gagnent mal leur vie. Elles paient mal leurs employés ou leurs fournisseurs. Elles font tout pour ne pas payer d’impôts. Et elles n’ont aucun moyen pour investir dans « l’idée géniale » qui les sauverait. L’Etat fait tout pour les aider. Si bien qu’elles attendent tout de lui, et ne croient plus en la vertu de leur propre initiative. Et cette aide leur permet de faire une sorte de « dumping », de vendre à perte !
Comment inverser ce cercle vicieux ?