Une amie s’est installée dans le Cantal. Sans voiture point de salut. Le Cantal m’apparaît comme un désert. Et je suis surpris lorsqu’elle me dit avoir entendu lors d’une fête locale « noire de monde » des dirigeants d’entreprises parler des sujets qu’étudient les interpreneurs. Elle me transmet cette vidéo (fort bien réalisée d’ailleurs) :
Même le Cantal peut être une terre d’entreprise ! Et à la fois il illustre les théories des économistes et leur colle un bonnet d’âne.
Car tous ces gens doivent leur succès à une forme d’innovation. Si bien qu’ils prospèrent dans des métiers que l’on nous dit condamnés ! L’un a retrouvé une recette de macaron secrète, on vient chez lui de partout, un autre fabrique des pulls avec trois ouvrières. Un autre encore a replanté une vigne. Tous ont travaillé dur. Tous ont rencontré des obstacles apparemment insurmontables (en particulier, des parents qui ne voulaient pas leur transmettre leur savoir-faire – sans parler du désert cantalou). Mais ils se sont adaptés. Et ils sont heureux. Et ils ont trouvé des successeurs. Des jeunes leur apportant peut-être de nouvelles idées, mais partageant le même esprit ?
L’exposition coloniale, d’Erik Orsenna, s’achève par « vive la France ! ». Eh bien, c’est ce que l’on a envie de dire lorsque l’on entend ces chefs d’entreprise.