Je me demande s’il n’y a pas eu basculement de nos hiérarchies de valeurs depuis la guerre.
Il me semble qu’en réaction aux atrocités de la guerre, et peut-être à la menace soviétique, les gouvernements occidentaux ont eu pour souci, et pour inquiétude, l’épanouissement des populations. On parlait de progrès, et ce progrès devait profiter à l’homme. D’ailleurs, l’existentialisme, la doctrine philosophique d’après guerre, était un humanisme, qui voulait la liberté de l’homme.
Puis, progressivement, cette idée fixe du bonheur humain a été remplacée par une autre : comment faire gagner en performance l’économie ? Tout a été ramené à cette unique question.
À partir du moment où elle a envahi les têtes, ce qui jusque-là devait assurer le bonheur humain est devenu un « coût ».
Et elle l’a envahi comme un parasitisme : en changeant le sens des mots. Le libéralisme, par exemple, qui devait réaliser la libération de l’individu cherche maintenant à obtenir celle des marchés.
L’homme, de fin est devenu moyen, l’économie, de moyen, fin. Ne faudrait-il pas revoir cette répartition de rôles ? Rendre à « libéral » son sens initial ?
Rabelais et Vinci se retourneraient dans leur tombe!L'humanisme avait pour objectif de rendre l'homme plus éduqué et meilleur.Quel meilleur objectif que celui-là.Aujourd'hui l'homme est asservi à l'économie
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Christophe,Tu penses à Kant, n'est-ce pas ?Cordialement,Jad
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Et oui.
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