Relecture d’anciens billets de ce blog. Qu’ai-je donc voulu dire ? me demandé-je bien souvent.
Il y a des raisons à cela. Un billet doit être court. Il joue au maximum avec ce que « tout le monde sait » au moment où il est écrit. Or, ces idées implicites partagées évoluent très rapidement. Qui se souvient encore de ce qu’il pensait et trouvait évident au temps de M.Hollande ou de M.Sarkozy ? En outre, la pensée de l’auteur du billet change, elle aussi. Il oublie par où elle est passée.
Devrait-on apprendre l’exploration de sa propre pensée ?
J’ai le même problème. Parfois je me dis que le billet en question devrait disparaître. Et puis je le garde, c’est une trace de ma proto pensée – si tant est qu’il s’agisse d’une pensée…
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Une des fonctions principales de ce blog est de conserver des références, des souvenirs, avec un minimum d’informations pour les retrouver.
Ce qui est un peu illusoire : entre les moteurs de recherche qui ne semblent pas entièrement rationnels, et la mémoire qui flanche (je ne me souviens plus des mots que j’ai utilisés), localiser un billet n’est pas toujours possible.
A l’époque où je programmais, j’étais un « champion » du pseudo code et du code commenté. Et pourtant, il me fallait un temps fou, quand je reprenais mes programmes, pour comprendre ce que j’avais écrit. D’ailleurs, je commençais toujours par penser que j’avais commis une erreur grossière. Je me demande si aujourd’hui et alors je n’étais pas victime du même mal : l’oubli, pour cause de conscience tranquille. La mémoire doit s’entretenir.
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Les LLM ont le même problème : fais une session sur Claude ou Chatgpt d’une journée, il se souvient de ce qu’il a fait le matin. Reprend le même code une semaine plus tôt, il doit tout revisiter. La mémoire a un coût.
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C’est rassurant. Il n’y a pas que moi qui aie des faiblesses.
En tous cas, je me rends compte que lorsque j’étais jeune, j’étais « harcelé » par des idées fixes. Ce qui n’est plus le cas. Cela devait être comme cela que s’entretenait ma mémoire.
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