Maze

Gouvernement de Madame Thatcher. 40 prisonniers républicains irlandais s’évadent du Maze (le labyrinthe), une geôle britannique réputée (comme tout ce qui est britannique) la plus sûre d’Europe. La BBC consacrait une enquête à cette affaire inconnue chez nous.

Comme souvent, qui veut faire l’ange fait la bête. Un secrétaire d’Etat décide d’appliquer au Maze les règles générales : les prisonniers ne sont plus confinés, ils peuvent avoir un emploi. Du coup, ils reconnaissent les lieux, et organisent leur évasion. En outre, ils savent qu’ils peuvent tuer : étant condamnés à perpétuité, ils ne risquent rien.

Mais comme souvent, c’est ce qui s’est passé après l’évasion qui est curieux. Car les enquêtes et la justice ont systématiquement dégagé la responsabilité des hommes politiques et des fugitifs. Les gardiens étaient coupables ! Les Hollandais, pour leur part, arrêtent deux évadés. Seulement, ils jugent que ce sont des prisonniers politiques. Ils ne les extraderont que si l’Angleterre leur accorde ce statut, ce qui les exempte de multiples chefs d’accusation. (Et sous entend que, si vous avez une raison « politique », vous pouvez tuer.) Si bien que les « unionistes » décident de se faire justice, en assassinant quelques républicains qui ont fait l’objet d’un traitement de faveur de la justice.

Mais, heureusement, il y a des moments où les peuples font preuve de bon sens. Les Irlandais du nord ont décidé de se réconcilier. Ils ont vidé leurs prisons.

Cette histoire pose la question de la justice. Quelle est la véritable fonction de ce que l’on nomme « justice » ? Qu’est-ce que c’est que la véritable justice ?

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