Vannes

Watergate. Pose de micros, enquête de journalistes, un président tombe. On tourne des films à la gloire des journalistes. Trump enfreint toutes les lois, il ne se passe rien. Où sont les héros ?

Devin Stone turned punchy legal explainers into a YouTube empire. Now he’s warning that the sheer volume of Trump administration scandals is distorting reality itself. http://www.wired.com/story/the-bi…

WIRED (@wired.com) 2026-04-21T10:33:53.201Z

Justice artificielle

Breaking News: Florida announced a criminal investigation into ChatGPT, based on messages it sent to a man who killed two people last year.

The New York Times (@nytimes.com) 2026-04-21T16:34:42.237050Z

Il y a quelques années, j’avais suggéré à un éditeur de logiciel de se méfier des Américains. Son logiciel aidait à la décision. Ne pouvait-on pas l’accuser d’avoir fait prendre une mauvaise décision ? En particulier dans un pays qui est prompt à attaquer les riches ?

Il semble que ce soit ce qui arrive à chatgpt. Ce qui n’a rien de surprenant tant il est supposé être supérieur à l’homme. Pourrait-il terminer en prison ? En tous cas, il risque d’être compliqué de rassembler des preuves contre lui : il n’en finit pas de se transformer et d’effacer sa trace…

Landru

Landru, par ceux qui l’ont connu. Voilà qui est intéressant ! Pas tant pour l’histoire de Landru, d’ailleurs, que pour l’occasion d’entendre parler des plus que centenaires. A la recherche du temps perdu.

L’affaire se déroulait pendant la guerre. Mais il en est peu question. L’arrière avait une vie tout à fait ordinaire. Les soldats en permission reprenaient le cours de l’existence commune, comme si le conflit avait été une simple occupation professionnelle, sans intérêt.

Quant à Landru, tout de même ? Il était fort soigné, mais dénué de charme. Comme tout escroc, il profitait des petits vices de ses victimes. Elles voulaient se « caser » avec un notable. L’occasion de la guerre, et ses veuves, a fait le larron. Il a été perdu, comme souvent, par là où il a pêché : une histoire d’amour. (Et peut-être par sa belle barbe, si reconnaissable.) Et il a été condamné, comme M.Sarkozy, sans preuves ! Il y avait, bien sûr, des présomptions de culpabilité, mais rien de décisif. Et il a cru jusqu’au bout à la relaxe.

Son procès fut le grand spectacle du moment. On y rencontrait le tout Paris. D’autant qu’il semble avoir eu un grand sens de la répartie, qu’il aurait gardé jusque sur l’échafaud.

Droit international ?

L’intérêt que présente le président Trump est de nous poser la question du droit international. Dans le système actuel, ce sont les criminels qui sont les juges.

Comment remédier à cette situation ? Le système actuel de justice, même s’il pouvait s’exercer au dessus des nations n’est pas satisfaisant. La preuve de cet échec est la cour suprême américaine, qui est à la botte de Trump. Faudrait-il appliquer les travaux d’Elinor Ostrom concernant la gestion des biens communs ?

Dans ce cas, le juge n’est pas individuel, mais collectif. C’est toute la communauté qui gère le bien commun. Ce qui bloque toute possibilité de changement. En particulier, le signalement des infractions se fait presque instantanément, ce qui empêche toute dérive incontrôlable. Et la justice est apprentissage collectif. Chaque incident est l’occasion d’une réflexion sur la raison d’être du bien et sur la bonne façon de l’administrer. Seulement pour que tout ceci puisse avoir lieu, il faut un accord collectif. Ce qui demande, généralement, quelque crise qui suscite de tous une grande anxiété de survie.

Peur sur le monde

En détruisant le droit, international ou national, Donald Trump va-t-il nous ramener au 19ème siècle. Sera-t-il l’origine de la troisième guerre mondiale ? La « der des der », faute de survivants pour en organiser une autre ?

Je me demande si beaucoup de gens y croient. Y compris MM.Xi et Poutine.

D’abord, comme il le dit de lui-même, il est « complètement fou ». On ne peut savoir ce qu’il peut décider en cas d’agression. Ensuite, il est vieux, sénile, et il semble, tout de même, ne pas être représentatif de la nation américaine. Et ceux qui l’accompagnent, patrons du GAFA ou fanatiques, ne sont qu’une bande de pieds nickelés pathétique. Il pourrait n’être un incident. A condition que l’on sache en tirer des leçons ?

Fâcheux précédent

Un professeur de droit international juge le kidnapping du président du Vénézuela.

Je retiens surtout qu’il confirme notre bon sens ordinaire. Oui, c’est un fâcheux précédent. Nous en sommes revenus au 19ème siècle. Ce qu’a transgressé M.Trump « the prohibition of the use of force » (interdiction du recours à la force ?). Cela devrait encourager non seulement les grandes puissances, mais aussi les puissances locales à écraser leurs petits voisins.

Il en appelle à la sagesse des petits Etats. Ils doivent parvenir à contenir les gros.

Une question. L’histoire semble montrer qu’aucun pays n’est durablement « le plus fort ». D’autant qu’il peut être victime de conflits internes qui le disloquent. Et si les lois internationales étaient dans l’intérêt de tous ?

Maître Laffont

Bonne idée de France Culture : interroger le défenseur de ceux que condamne la société : violeurs, assassins et autres hommes politiques et patrons du CAC 40.

Sa motivation ? Rétablir l’équilibre ? L’opinion juge sans preuve. Elle est, de ce fait, injuste. Autrement dit, une question de « droits de l’homme ».

Sa technique : l’enquête est faite à charge, exclusivement ! quand on la mène « à décharge », on peut ébranler bien des éléments du dossier. Autrement dit, nos juges ne font pas leur travail. Mais, il n’est pas étonnant qu’il n’y ait que les riches qui puissent se payer de tels avocats : ils doivent faire un « sacré boulot » !

J’ai appris que, jadis, hommes politiques et patrons du CAC40 étaient intouchables. Le balancier est parti en sens inverse. Ils sont devenus quasiment indéfendables. La justice semble non seulement biaisée, mais employer les principes qui la nient. (On entend souvent que c’est une justice « de gauche », seulement, les « affaires » sont parties de droite… Qui sème le vent… ?)

Espérons que la justice va retrouver un juste milieu, sans que la société cède à la tentation Trump ?

Justice

Il me semble, qu’après guerre, les USA étaient parvenus à imposer l’idée qu’ils étaient la justice internationale. D’ailleurs, eux-mêmes représentaient cette justice : les décisions de leur cour suprême scandaient l’avancée d’un progrès en marche.

Avec l’événement de Trump, l’illusion s’est effondrée. Bien sûr, il est responsable, mais pas coupable. Il n’est que le résultat de ce qui l’a précédé.

Nous en sommes revenus à la bêtise décomplexée. Chacun suit, avec satisfaction, ses instincts animaux, plein du sentiment de sa supériorité innée. Ce qu’il ne comprend pas est nécessairement stupide, n’est-ce pas ?

Peut-être serait-il temps de se dire que, au fond, la raison (au sens « science » du terme) et les droits de l’homme furent une bonne idée ? Et qu’il serait bien d’y travailler à nouveau ? Et qu’être faible, pauvre et dominé, comme l’Europe, crée des circonstances favorables à l’usage de son intelligence ?

Cour pénale internationale

Je ne savais pas qu’un des buts de guerre des alliés était le règne de la justice. D’où le procès de Nüremberg et la cour de justice internationale.

En écoutant l’émission, j’ai pensé que si la justice internationale posait tant de problèmes et était sujette à autant de perversions, c’est que l’on avait oublié son origine.

En fait, ce qui compte n’est pas tant le jugement en lui-même que ce qu’il évite : la folie meurtrière.

Eternelle difficulté ? Nous héritons de vagues rites que nous ne comprenons pas ?