La voiture d’un ami crève. Le pneu moderne étant increvable, il n’a pas de roue de secours. Vendredi soir rien d’ouvert. « Solidarité des amis et des potes » : on lui signale des « Roumains » : ils lui changent sa roue en 15 minutes.
Voilà qui illustre le changement devant lequel se trouve notre société.
J’entends d’ici une voix me dire « le Français est paresseux ». Mais, cette voix ne pense pas : je suis Français, donc je suis paresseux ! Le paresseux, c’est l’autre.
Pour moi, ce n’est pas une question de paresse, mais de conditionnement. Si l’on y réfléchit bien, quel est l’idéal de vie que l’on nous a enseigné ? La retraite. Ne rien faire. Peut-être, au mieux, un peu de stimulation intellectuelle. Peindre, voyager. Culture ?
Aujourd’hui, choc. Il faut fabriquer, c’est le salut, nous dit M.Macron. Et les Chinois lui répondent : je ne vous alimente plus en Germanium. Vous chantiez, dansez maintenant.