Ville et campagne

Exercice de prospective : vos souhaits sont réalisés, à quoi ressemble la France ?

Eh bien, à l’Allemagne, avec ses usines et ses sièges sociaux à la campagne. Car, pour vivre et élever une famille, il n’y a, à la réflexion, rien de mieux que la ruralité et ses valeurs.

Curieusement, c’est l’inverse du programme de « métropolisation » voulu par notre classe gouvernante. Pas étonnant qu’elle s’enflamme pour « l’artificiel » ?

Masse

La France aurait été pionnière en matière de dessin animé. Puis est arrivé Disney, qui s’est mis à produire pour les masses. (France culture.)

Cette histoire est la même pour l’automobile et l’aviation. L’Américain est un industriel ? Le Français est un artisan ? Un créateur ?

Mais la masse n’a pas que du bon ? Comment réintroduire un peu de fantaisie, d’originalité, dans notre société ?

Armistice

Une hypothèse se confirme ? Notre image de l’histoire est peut-être faussée par la façon dont les événements ont tourné.

Pétain pourrait avoir cru que l’Allemagne aurait rapidement le dessus sur l’Angleterre. Ce qui semblait vraisemblable. (Mais qui était sans compter sur l’intelligence de la perfide Albion, qui s’était préparée à un siège – ce qui était impossible à la France, qui ne pouvait que prendre l’armée allemande de plein fouet.) Alors, comme en 70 (y compris avec la perte de l’Alsace et de la Lorraine ?), tout serait rentré dans l’ordre, et Pétain serait devenu Franco ?

(France Culture.)

Vive le régionalisme ?

Le dirigeant du pôle de compétitivité véhicule du futur me disait que, ne comptant plus sur l’Etat, ses membres ont décidé de prendre leur sort en main (un billet précédent). Voilà une bonne nouvelle !

Et si les Régions faisaient de même et devenaient les poids lourds du régime ? Elles sont conçues pour être des Etats. Idem pour les intercommunalités.

Président de Région, un bon moyen, pour un politique, de prouver ses compétences ? Un tremplin ?

Grand hôtel

Un grand hôtel de Paris après la guerre. Le Claridge. C’est ce que l’on appellerait une ETI, aujourd’hui. Plus de 400 employés. Et un « taux de remplissage » surprenant. Pour beaucoup, c’est une résidence secondaire.

Une haute société policée le jour, mais abjecte la nuit, lorsqu’elle cède à ses démons. Et en changement. L’homme d’affaire remplace l’aristocrate. Elle perd son éducation.

(Le quart d’heure des grands reportages – La vie d’un grand hôtel (1ère diffusion : 20/06/1950 Chaîne Nationale).)

Aux armes, citoyens ?

Je lisais que je ne sais plus qui s’inquiétait d’une finale Le Pen Mélenchon. Mais Mme Le Pen aura-t-elle une majorité à l’Assemblée nationale ? En tous cas, elle a peu de chances d’en avoir une au Sénat. Quel arrangement va-t-elle trouver ? Un pacte germano-soviétique semble peu probable. Une alliance avec la droite de la droite ? Mais qu’en restera-t-il ?

Que veut le peuple ? Peut-être un « président normal ». Seulement, contrairement à ce qu’ont cru les rêveurs des Lumières, un système politique sélectionne tout sauf la compétence. Les extrêmes et les politicards. Pas les martyrs de l’intérêt général.

J’ai rencontré un groupe d’industriels qui veut, contre vents, marées et Chinois, inventer l’automobile de demain. Son idée : ne rien attendre de l’Etat, agir.

UE déçue

Le Pen once campaigned for Frexit and exiting the eurozone. Her career has been damaged by clashes with the European Parliament and she appears to hold a grudge against the EU. Her mix of right-wing nationalism on migration and left-wing social policies also makes her hard to place on the European spectrum.

Bardella, by contrast, appears more of a traditional economic right-winger. Despite vowing to halve France’s EU budget contribution, some EU insiders feel more comfortable with his economic outlook. He has shown signs of distancing himself from Le Pen’s policies, with his aides watering down plans to lower the retirement age.

Politico.eu 7 juillet

L’UE semble préférer J.Bardella à M.Le Pen. La justice l’a contrariée ?

Bruay en Artois

Dans mon enfance, j’ai entendu parler de « Bruay en Artois ». Mais ce n’était guère plus qu’un mot. L’émission consacrée à Serge July me l’a remis en tête. De quoi s’agissait-il donc ? J’ai enquêté. Du moins, j’ai lu ce qu’en disait wikipédia.

Sacrée affaire ! On retrouve le cadavre d’une jeune fille. Immédiatement, on accuse un notaire. Le juge décide qu’il n’est pas bon que l’instruction soit secrète. Serge July en fait un combat personnel. La culpabilité est évidente : le notaire a construit une belle maison, au milieu des corons, qui ne le sont pas, dit-il dans son interview. Les meilleurs avocats offrent leurs services aux parents de la victime.

Finalement, le prévenu doit être relâché, faute de preuves. Rebondissement, un jeune homme passe aux aveux. Et, lui, donne des preuves convaincantes (il indique où il a caché les lunettes de la jeune fille). Nouveau rebondissement : les parents de la victime demandent à leur avocat de le défendre. Cet avocat doit avoir beaucoup de talent, car il le fait relâcher pour « preuves insuffisantes ».

L’erreur est humaine, mais je n’aimerais pas être Serge July, et avoir une telle affaire sur la conscience.

Mais la répéter ? Curieusement, le cinéma s’est emparé de cette histoire, dénonçant, film après film, la culpabilité du notaire et de la bourgeoisie locale.

Choc démographique

Le Commissariat au plan se penche sur le « choc démographique ». Il organisait un débat sur la question.

La France fut une exception. Mais son taux de fécondité s’est effondré, depuis 2010. Il ne permet plus le renouvellement de la population. Le phénomène est général. Les taux de fécondité diminueraient dans 185 pays sur 195.

Les écoles et les universités se vident, les EPHAD se remplissent (il devrait y avoir plus de personnes de plus de 70 ans, dans quelques années, que de jeunes de moins de vingt ans). Pénurie de ressources humaines dans les entreprises.

Que faire ? Il était question de « fertility gap ». Les femmes désireraient 2,3 enfants en moyenne, qu’est-ce qui les empêche de les avoir ? Comme souvent, c’était trop facile ! Un invité mettait en doute ce résultat. En tous cas, la question semble économique. L’augmentation du prix de l’immobilier et la baisse des salaires des jeunes font qu’ils ne parviennent à l’autonomie que vers la trentaine. Or, plus tôt on a un premier enfant, plus il y a de chances d’en avoir d’autres. Il semble aussi qu’un enfant, quel que soit son numéro, soit un gros investissement.

Et l’âge des retraites ? Il se pourrait que la France soit l’unique pays qui ne parvienne à légiférer sur la question.

On a assez peu parlé d’immigration. Sinon qu’il faudrait faire venir des personnels qualifiés.

Quant aux robots utilisés par les Japonais pour aider les personnes âgées, ils demandent plus de personnel qu’ils n’en remplacent !

Les universitaires du management parlent de « burning platform », quand une plate-forme pétrolière est en feu, ceux qui s’y trouvent attendent le dernier moment pour sauter à l’eau. Notre histoire ?

Extraordinaire

Maud Bregeon – porte-parole du gouvernement et ministre de l’Energie
Episode de canicule : « L’extraordinaire va devenir l’ordinaire » affirme Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement

RadioFrance

Curieux. Depuis des années, on nous assène qu’il y a un changement climatique, et pourtant, dès qu’on tend un micro à qui que ce soit, il se croit obligé de le répéter, comme s’il était un être supérieur face à des ânes. Et, ce, en utilisant des « éléments de langages » usés, comme s’il était le premier à le dire !

Et si l’imbécile c’était lui ? Et s’il s’adressait à des gens qui ont compris depuis très longtemps son message, mais sont confrontés à des problèmes que, lui, ne comprend pas ?

S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche… disaient les êtres supérieurs d’un autre temps.