Le Commissariat au plan se penche sur le « choc démographique ». Il organisait un débat sur la question.
La France fut une exception. Mais son taux de fécondité s’est effondré, depuis 2010. Il ne permet plus le renouvellement de la population. Le phénomène est général. Les taux de fécondité diminueraient dans 185 pays sur 195.
Les écoles et les universités se vident, les EPHAD se remplissent (il devrait y avoir plus de personnes de plus de 70 ans, dans quelques années, que de jeunes de moins de vingt ans). Pénurie de ressources humaines dans les entreprises.
Que faire ? Il était question de « fertility gap ». Les femmes désireraient 2,3 enfants en moyenne, qu’est-ce qui les empêche de les avoir ? Comme souvent, c’était trop facile ! Un invité mettait en doute ce résultat. En tous cas, la question semble économique. L’augmentation du prix de l’immobilier et la baisse des salaires des jeunes font qu’ils ne parviennent à l’autonomie que vers la trentaine. Or, plus tôt on a un premier enfant, plus il y a de chances d’en avoir d’autres. Il semble aussi qu’un enfant, quel que soit son numéro, soit un gros investissement.
Et l’âge des retraites ? Il se pourrait que la France soit l’unique pays qui ne parvienne à légiférer sur la question.
On a assez peu parlé d’immigration. Sinon qu’il faudrait faire venir des personnels qualifiés.
Quant aux robots utilisés par les Japonais pour aider les personnes âgées, ils demandent plus de personnel qu’ils n’en remplacent !
Les universitaires du management parlent de « burning platform », quand une plate-forme pétrolière est en feu, ceux qui s’y trouvent attendent le dernier moment pour sauter à l’eau. Notre histoire ?