Note de conjoncture, suite

Qu’observe-t-on si l’on s’écarte un rien de l’idéologie ? (Suite d’un billet précédent.)

Une évidence, pour commencer. La France fait face à des problèmes (au sens mathématique) de tous ordres. Problèmes sociaux (malaises, déclassement, extrémisme…), économiques (déficits publics et de la balance commerciale, incapacité à financer modèle social, services publics et moyens nécessaires à sa souveraineté…), géopolitiques (Trump, Poutine, Xi and co), qui mettent plus en danger sa sécurité (productive et militaire) que sa souveraineté à proprement parler, et, finalement, environnementaux (le climat étant le moindre de ses maux, bien plus grave est la toxicité consubstantielle à notre modèle de progrès, les épidémies, etc.).

Ce qui nous amène à une autre évidence. Pour résoudre ces problèmes, on demande, de partout, de l’argent. 5% de PIB pour la défense, ici, des milliards pour l’agriculteur mécontent, là, d’autres milliards pour les start-up. Or, il n’y a pas d’argent, et de croissance, sans économie, sans entreprise ! Pourquoi ne dit-on pas, avec le gouvernement britannique : il nous faut de la croissance ? L’argent n’est pas une condition suffisante, mais c’est une condition nécessaire.

Alors, d’où peut venir cette croissance ? Lors de la révolution industrielle ou en 45, c’était la découverte qui la tirait. Ce que je retire de 6 ans d’études est que ce sont les problèmes dont il est question ci-dessus qui vont tirer l’innovation.

Trois idées, issues des mêmes 6 ans d’études :

  • Impératifs moyens financiers (donc) : c’est l’entreprise qui les crée. or, une partie de notre potentiel entrepreneurial est inexploité : PME et territoires. Il se trouve que c’est celle qui sait fabriquer. Or, on vient de découvrir qu’avoir cru aux vertus du service nous avaient ruinés, et qu’il fallait « fabriquer sur place » !
  • De solitaire à solidaire : pour débloquer ce potentiel il faut sortir l’entrepreneur de sa solitude. Pensons coalition de volontaires, entreprises, élus, services publics locaux. Cette coalition a les moyens de mettre la puissance publique à son service, de créer ce que d’aucuns appellent une « gouvernance de proximité ». L’Etat se guérit d’un jacobinisme, millénaire ! et devient efficace.
  • Esprit Blériot : tous techniciens inventeurs.

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