Hype

Le mot « hype » est entré, depuis quelques décennies, dans notre vocabulaire. Du moins dans celui d’un petit groupe de gens qui s’occupent de finance et de start-up. Je ne m’étais pas demandé d’où il venait. Eh bien ce serait de « hyperbole ».

Une émission de la BBC (Peak Hype, 2019) faisait remonter le phénomène à la guerre de 14 et à un neveu américain de Freud. Celui-ci avait été employé par le président Wilson pour convaincre les Américains qu’ils devaient entrer en guerre. Puis, après guerre, il prit conscience qu’il pourrait utiliser cette technique à des fins en quelque-sorte pacifiques. Un de ses premiers exploits aurait été d’amener les femmes à fumer. C’était un acte de libération.

Wikipedia dit : « Hype (derived from hyperbole) is promotion, especially promotion consisting of exaggerated claims. » Serait-ce ce qu’un temps on a appelé « propagande » ? Mais, du moins dans l’acception moderne, la technique consiste surtout à créer une « mode ». C’est l’usage de la communication pour créer chez l’homme un phénomène collectif d’enthousiasme irrationnel. Une technique de manipulation des esprits.

Si l’on en parle autant cela tient probablement à ce que c’est un art américain et que la culture américaine est actuellement dominante.

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