Il y a quelque temps j’entendais dire que la crise de 29 a été favorable à certaines entreprises. En me renseignant, mais pas de manière exhaustive, je découvre un point commun à celles-ci : elles ont parié sur les pauvres, et y ont mis les moyens, alors que leurs consoeurs tendaient à se replier sur elles-mêmes. Les secteurs gagnants ont été les produits de première nécessité, les distractions bon marché, la publicité.
GM et Chrysler ont produit en masse des voitures pas cher, Procter et Gamble des produits d’hygiène, Kelloggs de la nourriture bon marché, King Kullen a inventé le supermarché, IBM a loué ses machines, Hollywood et la radio ont fourni une distraction peu coûteuse, et, cette dernière a profité de la publicité de masse qu’ont faite les entreprises précédentes pour étouffer leurs concurrents.
Il est tentant d’en déduire qu’une telle crise est un phénomène naturel, qui élimine les dinosaures et profite à de petits êtres agiles, qui, à leur tour, vont coloniser la terre.