J’ai toujours tort. Lorsque les sondages donnaient Trump gagnant, je pensais qu’ils n’étaient pas représentatifs (l’irrationnel système électoral américain rend la prévision difficile), et qu’en dernière minute, il y aurait une réaction anti-Trump. D’ailleurs, Trump n’avait jamais été qu’un président minoritaire.
Puis, en lisant ce qui s’écrivait, j’ai découvert que les électeurs avaient quelques raisons d’intérêt bien compris de voter pour lui.
Et maintenant ? Lorsque Kamala Harris a été nommée vice-présidente, mes amis Américains étaient atterrés. Pour je ne sais pas quelle raison, ils jugeaient que c’était l’incompétence faite femme. Ayant toujours tort, je pensais que cela ne comptait pas : elle avait été choisie pour plaire à l’extrême gauche et Biden serait réélu. Il semble maintenant que l’on ne tarisse plus d’éloges sur elle, et elle aurait choisi un vice-président Trump compatible…
J’écoutais un discours de D. Trump, apparemment célèbre. Il disait « I am your retribution ». On vous a fait des torts, et je suis là pour faire payer les coupables. Ce qui n’est pas loin du discours de Poutine. Et ce qui devrait peut-être nous amener à nous demander s’il n’y a pas un peu de vérité dans ce propos. Seulement, est-ce que c’est une bonne tactique électorale ? Il est possible que les dernières élections françaises montrent que ce n’est pas le cas.
On peut réparer sans condamner ? La recette du succès en politique ?