Dissolutions

Je ne sais rien. Au moment de la dissolution, on m’a dit qu’elle n’était pas une surprise, mais qu’on l’attendait pour septembre. Depuis, la nouvelle se confirme. Le microcosme parisien estimait que le gouvernement devrait faire face à une motion de censure. J’entendais le journaliste et homme politique Bernard Guetta (que je ne connaissais pas plus que la dissolution) dire à France culture, samedi dernier, que les conditions auraient pu être pires, pour le gouvernement, alors que maintenant.

Je ne sais rien, mais j’en doute. Car, pour qu’une motion de censure passe, il faut qu’il y ait union de la carpe et du lapin. Imaginons un instant qu’une coalition hétéroclite renverse le gouvernement, sans autre raison que de le renverser (car tous les arguments qu’elle aurait pu inventer pour cela n’auraient pas masqué ses réelles intentions). Qu’aurait pensé l’électeur ?

D’ailleurs, j’ai l’impression que ce que l’on reproche le plus à notre président, c’est d’avoir été un semeur de vent. Que se serait-il passé si, au contraire, il avait été victime d’un complot ?

Plus intelligent, mais moins glorieux ?

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