Dissolution surprise. Curieux. Les résultats obtenus me semblent avoir été ceux attendus. Et l’on aurait même pu penser que le PS allait devancer le parti présidentiel, ce qui n’a pas été le cas. En ce qui concerne l’Europe, seuls les écologistes ont connu un véritable revers. L’union semble rester manoeuvrable.
Depuis une décennie, il y a eu un changement de cap de nos gouvernements. On aurait pu s’attendre à ce qu’il finisse par porter ses fruits. Il y avait trois ans pour cela. De surcroît, M.Macron semble cultiver le chaos : la dissolution succède au remaniement ministériel. Un pays a besoin de calme pour travailler.
Le danger, dans ces conditions, est que l’électeur confirme son opinion d’un gouvernement qu’il n’aime pas. Une leçon de l’histoire est que ce sont, bien souvent, les manoeuvres des politiques qui amènent l’extrémisme au pouvoir. Et, exactement dans ces circonstances.
Un journaliste du Figaro, interviewé par BBC world service, émettait l’hypothèse que ce pourrait être une manoeuvre subtile. M.Macron pourrait désirer que le Front national prenne le pouvoir, histoire de démontrer qu’il est incapable de gouverner. D’autres informations (Poltico.fr) laissent entendre que la décision n’a pas été improvisée.
M.Macron dit faire confiance au sens des « responsabilités » des Français. Leur donne-t-il l’exemple ?
(Dans le droit fil des réflexions de ce blog, qui ne parle que de crises, il y a deux jours, je me faisais la réflexion qu’il n’y en avait pas eue… C’était compter sans M.Macron.)