C’est curieux comme notre société tend à tout rendre confus. La plupart des questions dans lesquelles elle est empêtrée pourraient avoir des causes simples.
Je lis les Mémoires de De Gaulle, et il y parle de décolonisation.
Roosevelt a un plan. C’est déjà la « soft power » de Madame Clinton. Pour lui, les nations européennes sont des « has been ». Elles n’ont rien compris à l’avenir. Cet avenir c’est le mode de vie américain. Il faut leur retirer leurs colonies, pour que celles-ci deviennent des clients des USA.
De Gaulle pense aussi que la décolonisation est inévitable. Mais il aimerait que ses colonies restent associées à la France. C’est une question de culture. Mais plus de rayonnement que de business. Ou même de domination du monde. Il ne semble pas jaloux des colonies des autres : il ne paraît pas comprendre qu’ils ne se défendent pas mieux.
Ce qu’il a en tête n’est probablement pas le Commonwealth anglais. Sans transfert de « savoir-faire », signifiant, au moins pendant un temps, une étroite proximité avec le colonisateur, un ex colonisé ne peut pas tenir sa place dans le monde moderne. La « soft power » n’est pas suffisante. Comme on le constate.
En tous cas, les uns et les autres semblent avoir été guidés par une « certaine idée » du changement, qui n’a pas grand chose à voir avec la complexité du monde ?