L’« écologie punitive », un slogan facile qui agit comme un repoussoir et confisque le débat démocratique
Le Monde du 13 mars
Largement utilisée à droite et à l’extrême droite, popularisée par Ségolène Royal en 2014, l’expression enferme les politiques environnementales dans un registre au mieux moralisateur, au pire liberticide, en évitant ainsi de débattre de la juste répartition des efforts et de l’accompagnement des plus fragiles.
Je comprends qu’une expression découverte récemment est ancienne.
L’article me paraît trahir une erreur. Si ceux qui veulent faire réussir ce que l’on nomme « écologie punitive » sont sérieux, il est dangereux de diaboliser l’adversaire, car cela les égare : la question n’est pas de l’ordre de la parole, mais de l’action.
Et s’ils veulent que leur action soit efficace, ils doivent commencer par se demander ce qui n’a pas marché dans la façon dont ils ont « conduit le changement » jusque-là et a fait qu’ils sont accusés de vouloir promouvoir une « écologie punitive ».
(Ce qui est, probablement, ce qu’ils imputent à leurs adversaires : le fait que c’était « les plus fragiles », ou, plus exactement, le gros de la population, qui supportait le coût de leurs idées, et pas eux.)