L’empreinte digitale fut une révolution. J’entendais l’autre jour une émission racontant la première fois qu’elle fut utilisée dans un procès, en Angleterre.
On l’a oublié aujourd’hui, mais l’utilisation des empreintes ne va pas de soi. Elle est supposée reposer (au moins était-ce le cas à l’époque victorienne) sur l’analyse de onze points de l’empreinte.
L’avocat des accusés s’en est pris à la technique. Et il a produit des experts qui étaient prêts à expliquer en quoi elle n’était pas sérieuse.
L’accusation a fait preuve de présence d’esprit : elle a demandé aux jurés de prendre leurs empreintes de façon à se faire une idée personnelle de la validité de la théorie.
Je me suis demandé si l’on n’est pas, actuellement, un peu victime de paresse intellectuelle, et s’il ne serait pas bon d’être plus critique.