Un dirigeant maintenant à la retraite écrit :
« je me sens de moins en légitime pour donner des avis sur le management et la gouvernance d’une entreprise (…) Quand je discute avec des collègues en activité, ils me disent tous que le rapport au travail pour les salariés a complètement changé ces dernières années. Ils ont de plus en plus de mal à se projeter, à chercher à s’épanouir dans un projet professionnel etc… Idem quand je discute avec mes fils et ma belle-fille ou encore des neveux qui sont dans l’industrie.
Mes croyances, mes certitudes sont un peu remises en cause et je ne voudrais surtout pas être trop prétentieux en leur expliquant qu’ils se trompent et qu’ils ne vont pas réussir. Je pense qu’on traverse une période avec plein de bouleversements (le changement climatique, la guerre…) qui vont remettre en cause beaucoup de choses et que nous devrons nous adapter à vivre autrement, surtout pour les plus jeunes.
Je pense surtout que c’est plus aux plus jeunes de trouver les réponses, de construire le monde de demain. Je crois qu’on peut et qu’on doit leur faire confiance. »
Pour ma part, je vois deux France. L’une, peut-être majoritaire, qui répond exactement à la description du premier paragraphe. Et l’autre, qui fourmille d’idées. La seconde me semble être le précurseur de la première. Elle a franchi le pas. Elle a compris, comme le dit mon interlocuteur, qu’elle doit prendre son sort en main. Et elle agit. Elle s’est libérée de la chape de plomb des idées reçues. D’un monde « chiant ».