Pensée libre

En assistant à la conférence du sénateur Retailleau, je croyais découvrir une pensée en construction. J’ai été déçu. (Billet précédent.)

Mais, comme le dit Montaigne, les défauts des autres sont parfois le meilleur moyen de corriger les siens.

Comme chez Clint Eastwood, cette pensée « de droite » obéit à des codes « de gauche ». Par exemple, il s’escrimait à démontrer que la droite avait été écologique avant la gauche. Il n’est pas allé jusqu’à dire que la droite avait fait l’apologie de l’homosexualité avant la gauche, ce qui est dommage, car il aurait eu raison. De même, tout en faisant une référence perfide à un viol commis par des homme d’origine africaine, il a semblé fermement condamner le racisme. Et il a vanté l’ascenseur social éducatif, la grande affaire des Radicaux.

Pour le reste, il a fait preuve de bon sens. Effectivement, le mal du secteur public est d’être une pyramide inversée, une armée mexicaine. Mais cela, tout le monde le dit. La question est de savoir comment on transforme le petit chef en un citoyen utile. Ce sujet n’a pas été abordé.

Etre de droite ne veut pas dire être raciste, contre l’écologie et condamner l’homosexualité, il signifie savoir justifier ses positions par des convictions ultimes. C’est l’exercice existentialiste par essence. Cela demande beaucoup de travail, sur soi.

Ce qui tombe bien, finalement. Car le sénateur Retailleau s’est livré à un morceau de bravoure sur la « valeur travail »…

(« Valeur travail », actuellement revendiquée par le Parti Communiste…)

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