Impact Trump

On parle beaucoup d’impact, ces temps derniers. Trump ne semble pas faire exception à la tendance.

Unhedged chart of the week; Pity the poor Fedvia @hakyungkim.bsky.social Sign up for COTW here: ep.ft.com/newsletters/…

Robert Armstrong (@robarmstrong.bsky.social) 2025-09-13T14:37:15.506Z

Etats désunis

Je me souviens d’un film de George Clooney qui traitait de McCarthy. Après un épisode de peur et de délation, le peuple s’était ressaisi. Sentiment agréable.

Que fait, aujourd’hui, le spectateur du film, qui s’est certainement cru son héros ? M.Trump fait régner la terreur. Mais, en dehors de quelques juges, des Chinois, qui rendent coup pour coup, de MM.Poutine et Netanyahou, qui le méprisent, personne ne s’émeut. L’Angleterre se prosterne même et donne d’elle-même un spectacle dégoutant.

L’émission de Christine Ockrent (France culture), la semaine dernière, disait que, aux USA, chaque camp était convaincu que l’autre lui en voulait à mort. Ce qui augure mal de l’avenir. Quoi que l’Américain demeure, dans la vie quotidienne, ouvert et sympathique.

Plus préoccupant ? Le courant démocrate modéré serait en déroute. J.Biden croyait avoir trouvé la parade à Trump, en fournissant un emploi au petit peuple. Son échec a laissé la tendance qu’il représente désemparée.

(Il est tentant de penser qu’il la doit, outre au fait qu’il a sous-estimé son âge, aux compromis qu’il a fait avec son aile-gauche, qui lui a valu une vice-présidente incompétente et des politiques inefficaces.)

Histoire des idées

De la façon dont nous sommes gouvernés et de ses conséquences, suite.

Les bons élèves qui nous gouvernent appliquent les idées que leur apportent des travaux « scientifiques », celles qui font « consensus » (cf. commission Attali). Or ces idées ne sont pas fondées sur l’observation de la réalité. Elles ne sont pas « falsifiables » : on n’a pas tenté d’en vérifier les prédictions.

Elles ne sont que la « rationalisation » des intérêts, mal compris, de telle ou telle classe de la société. Mal compris car cette classe, isolée de la réalité, n’a pas compris qu’elle n’est rien sans la société.

Ces idées produisent, en conséquence, des drames. Ce n’est pas par hasard s’il y a eu Brexit et Trump. Les Anglais ont réformé l’Europe, et les Américains, le monde. Et ils ont été les premiers à subir les effets de leur idéologie.

Les bons élèves qui nous gouvernent ont appliqué ces idées avec enthousiasme.

Faut-il les condamner, ou leur en apporter de meilleures ? Des idées tirées de la réalité ?

Le pays des fanatiques

Inquiétante Amérique. La haine et le règlement de compte paraissent en être la loi.

Une émission de France culture rappelait ses origines. Ses premiers colons avaient fuit l’Angleterre d’Henri VIII, qu’ils jugeaient vivre dans le lucre et le stupre. Ils avaient été accueillis par la Hollande. Mais ont craint que la tolérance du pays ne corrompe leurs enfants. Alors ils sont partis s’installer en Amérique.

Le fanatique inculte : l’éternel américain ?

Carotte américaine

Tesla’s board has proposed a new pay package for chief executive Elon Musk worth $1tn over the next decade if he is able to hit a series of formidable targets.

Financial Times, 5 septembre

L’argent est-il un bon stimulant ? Son effet a tendance à s’épuiser, me disait, jadis, un spécialiste des « challenges commerciaux », qui lui préférait les idées de Maslow.

Au temps où Bill Gates était l’admiration du monde, il suffisait de quelques milliards pour faire un heureux. Maintenant, à moins de 100md, on n’est rien.

Trumpocène

Lorsqu’on lit l’histoire, on s’imagine en héros. Mais Trump est en train de faire l’histoire, et que faisons-nous ?

M.Trump dirige son pays comme l’Américain dirige une entreprise : en faisant des paris incensés, dont la seule vertu est de pouvoir faire sa fortune. Pas question de prendre en compte leurs conséquences. (C’est à Dieu de le faire.) Pari, par exemple, de la cyber monnaie. Ou de nier la science.

Voilà qui est bien pour une entreprise, qui comme beaucoup de celles qu’il a dirigées peuvent partir en faillite, sans que le monde n’en souffre trop. Mais est-ce acceptable pour une nation ? Au moins n’a-t-il pas encore envisagé d’utiliser son armée ou l’arme nucléaire.

Chinois et Russes, et Coréens du nord ! semblent tirer les marrons du feu. L’Europe paraît se déculotter. Certains préfèrent les Américains, d’autres les Anglais, aucun les Européens ? Son fonctionnement est d’ailleurs la négation de la démocratie : la politique de ses gouvernants est opaque et incontrôlée. Mais ce n’est pas mieux aux USA. En dehors de quelques juges, M.Trump ne semble pas faire face à une opposition organisée. D’ailleurs, la Cours suprême est à sa botte. Contrairement à ce que laissait entendre la « diabolisation » qu’avait cru intelligente de faire de lui son opposition de grands intellects, il semble avoir soigneusement préparé son coup, sa vengeance ?

In an interview with the Financial Times, hedge fund billionaire Ray Dalio warned that Donald Trump’s America is drifting into 1930s-style autocratic politics, adding that “most people are silent because they are afraid of retaliation if they criticise”.

Financial Times, 2 septembre

La collaboration expliquée ?

Jean-François Bizot

De découverte en découverte. Trois nouveaux illustres inconnus. Jean-François Bizot, Actuel et radio Nova. (Une vie une oeuvre. France culture.)

Jean-François Bizot était un fils de famille qui a introduit la « contre-culture » américaine, ou « branchitude », en France. Contre culture qui aurait été une réaction contre le dogmatisme de gauche de 68, et qui l’aurait transformée de l’intérieur. Entrisme façon Trotskystes ?

Est-ce cette contre-culture que l’on appelle wokisme ?

Canal+ lui devrait beaucoup. France Culture, peut-être bien aussi.

Crypto Donald

Pourquoi Donald Trump s’intéresse-t-il autant aux crypto monnaies ? Intérêt personnel ? C’est un homme qui a vécu de paris, et il vient de découvrir qu’il y avait là un sujet de spéculation ?

Une autre idée, complémentaire (car ce qui est bon pour Donald est bon pour l’Amérique), serait une volonté de faire des crypto-monnaies un remplaçant du dollar, comme monnaie de réserve. Ce qui permettrait au dollar de perdre en valeur, et donc à l’économie américaine de gagner en compétitivité, une de ses obsessions.

Idiot ?