Je ne suis pas une autorité scientifique, comme Boris Cyrulnik, mais je vais me permettre de critiquer sa théorie.
L’oeuvre de sa vie, qui commence dès son enfance, c’est la « résilience ». Il dit que la résilience vient, essentiellement, du cercle familial de l’enfant. C’est une question de sécurité, qui rend fort.
Je préfère « l’anti fragilité » de Nassim Taleb, qui rejoint la théorie des réseaux. Résilience, d’ailleurs, n’est pas un bon mot. « Résilience », c’est absorber. Alors que la personne réellement forte transforme le contre-temps en chance. Le fameux « désavantage concurrentiel sélectif » de Michael Porter, qui est le propulseur des nations. C’est pourquoi « anti fragile » me semble mieux adapté.
La base de « l’anti fragilité », c’est, contrairement à la théorie de Boris Cyrulnik, l’insécurité. Cette insécurité, permanente, force non seulement à rester sur ses gardes, mais, surtout, à devenir de plus en plus fort en résolvant sans cesse de nouveaux problèmes, et, pour cela, en créant un réseau d’entraide de plus en plus fiable et efficace.
