L’AMF annoncerait une carence de mobilisation des futurs maires sortant d’environ 25% … pas étonnant () quand on cumule les complications et les responsabilités pour au final une reconnaissance médiocre de la machine centrale (administration comprise, hors sol, déconnectée des réalités). La réduction dans les faits (pas forcément dans les textes) des pouvoirs déconcentrés de l’Etat pour autant et souvent proactifs en local n’arrive plus à compenser un réel malaise qui se dégage du terrain et des fosses qui se creusent entre le terrain et les grandes administrations. Les grandes régions incluses…
Voilà ce que m’écrit un élu local. Un quart des maires envisagent de ne pas se présenter aux prochaines élections ! Pourquoi ? L’Etat leur retire des moyens, et se décharge sur eux de ses missions. Responsabilités, écrasantes, qui finissent par engager les leurs, personnelles. Risque de finir en prison ? Ou, au moins, de « burn out » ?
Ce qu’il y a de curieux dans ce comportement de l’Etat, c’est qu’il semble obéir à une logique dominante ces dernières années, et dont ce blog fait la chronique :
- Tony Blair aurait utilisé le sommet de Kyoto pour expédier vers les pays en développement l’industrie occidentale, source d’émissions de CO2.
- Boeing et les grands donneurs d’ordre mondiaux ont cherché à devenir, comme Alcatel, « Fabless ».
- En résumé, ceux qui étaient en situation de force ont confié à ceux qui ne l’étaient pas leurs basses oeuvres. Ils prétendaient, en outre, que ces derniers les accompliraient avec moins de moyens qu’ils ne leur en fallait. D’où le triomphe de « l’acheteur ».
- On appelait cela « la loi du marché ». La littérature du management (dont je fus un gros consommateur) la glorifiait.
Propre des démocraties ? Déjà vu à Athènes ? Quand la démocratie n’est pas en guerre ou en expansion, il s’y constitue une oligarchie qui exploite sa population ? Théorie de Mancur Olson ?