Soyons de notre temps, pour une fois ? Que penser de ce qui s’annonce comme une nouvelle dissolution ?
M.Bayrou est tombé dans le même piège que M.Macron ? Il a joué la « politique du pire ». Il a fait un pari. Le pari que le parti socialiste, en particulier, fasse preuve de « responsabilité ».
Curieusement, on en est revenu à ce que de Gaulle considérait comme le cancer de la France. Ce qui en avait fait une nation minable, au bord de la poubelle de l’histoire. Il pensait avoir résolu le problème.
D’où vient le mal ? Probablement de la culture française. Elle permet d’être irresponsable en toute bonne conscience. Nous avons des principes, des absolus, des utopies, nous croyons à la révolution. Il suffit de tout détruire pour créer un régime qui n’a jamais existé nulle part. Cela tombe sous le sens.
L’antidote. Prendre conscience que le système dans lequel nous sommes nous est consubstantiel. Comme l’air. Comme l’eau pour le poisson. Tellement consubstantiel que nous en avons oublié les bénéfices. Il est possible de l’améliorer, il a même beaucoup de plasticité (c’est ce que disent les travaux sur le changement), mais vouloir le casser est suicidaire. Qui sème la révolution récolte la terreur.