Il a souligné que « celui ou celle » qui remporterait la présidentielle devrait « affronter une situation comme jamais nous avons connue », et prendre « des décisions lourdes sans doute rapidement ».
Étiquette : PS
Positionnement des partis et élections
Le PS est devenu un parti modéré, central, voire centriste. C’est comme ça qu’il peut gagner en 2012. (…)
Il faut combattre le populisme. Le débat sur la laïcité, la loi sur la burqa, le discours de Grenoble ont été contre-productifs : ils ont créé un malaise au sein de l’électorat modéré.
Socialistes archaïques
Nos socialistes inquiètent The Economist. Ce sont des utopistes. Il est probable que, contrairement au président Mitterrand, ils ne retrouvent pas le sens des réalités, même en face d’un cataclysme. (Among the dinosaurs)
France : confusion des partis politiques
Nos partis politiques nous représentent mal. Aurais-je trouvé une explication à ce paradoxe ? Le film de ma réflexion.
- Des chercheurs constatentque le Français serait une sorte d’individualiste solidaire, un entreprenant aux idées « progressistes ». Ça n’a rien à voir avec ce que nos partis disent de nous.
- Ses valeurs correspondent à celles d’un parti disparu : le parti radical.
- Un portraitde la France fin dix-neuvième montre ce parti encastré entre une forme de PS, et une forme d’ultra libéralisme économique, apparemment plus extrême que son équivalent anglo-saxon moderne.
- J’ai soupçonnéque le Gaullisme avait repris les idées d’un radicalisme à bout de souffle. Que J.Chirac aitdes idées radicales en serait-il une confirmation ?
- le PS est correctement situé,
- les Gaullistes devraient être en position radicale, c’est-à-dire centrale. Dans cette hypothèse, leur rôle est de faire que le pays n’explose pas sous les rivalités idéologiques extrêmes (« Rassemblement pour la République » correspond bien à ce programme),
- N.Sarkozy n’est pas un Américain égaré, comme je l’ai cru à tort, mais un représentant d’un courant libéral historique. Ce courant représente probablement les professions « libérales » et un grand patronat qui a peut-être disparu avec la guerre (pour cause d’obsolescence de ses usines ou de collaboration ?).
- Sur l’obsolescence de l’industrie :WORONOFF, Denis, Histoire de l’industrie en France, du XVIème siècle à nos jours, Seuil, 1998.
PS de la France profonde
Jean-Louis Borloo fait sécession
Histoire des Trotskistes
Charpier, Frédéric, Histoire de l’extrême gauche trotskiste, Edition n°1, 2002.
- Lutte Ouvrière. Un parti qui cultive les pures valeurs du bolchevisme, et à qui Arlette Laguiller, « femme de paille » d’un certain Robert Barcia, attire la sympathie de la France.
- Ligue communiste révolutionnaire d’Alain Krivine. (J’ai appris qu’il avait deux frères, tout aussi militants que lui.)
- Le parti des travailleurs, de Pierre Lambert, un dirigeant historique qui tient alors son mouvement d’une main de fer.
- Edwy Plenel est un ex trotskiste. Il se trouve qu’il a porté un des coups les plus terribles à la réforme des retraites (affaire Woerth). Les Trotskistes semblent implantés, aussi, partout où ça bouge, aujourd’hui. Y compris et surtout chez les étudiants, et ils ont l’art de mobiliser les intellectuels.
- Ils sont anti-bureaucratie. Ce qui m’a rappelé les cours de MBA que j’ai suivis, où la bureaucratisation de l’entreprise était le mal absolu. Et aussi au néo-libéralisme, que la bureaucratie fait se pâmer.
- Intellos incapables de s’entendre entre eux. Peut-être sont-ils des leaders naturels, qui cherchent l’indépendance ? D’ailleurs n’est-ce pas pourquoi ils font de « l’entrisme » ? Pour se trouver un pouvoir sans partage, et pour s’éloigner de leurs frères qui consomment un peu trop de leur oxygène ?
- Comment peuvent-ils prétendre faire le bien de masses avec lesquelles ils n’ont aucun atome crochu ?
Ed Miliband (suite)
- L’information vient de la BBC. Quelques résultats du sondage.
- Mon billet sur Ed Miliband, n’avait pas vu tous les aspects de l’équation. Un Ed trop à gauche peut être bon pour le gouvernement au pouvoir.
Qu’est-ce qui fait perdre les socialistes ?
Surprise : le modèle social-démocrate suédois va mal (The strange death of social-democratic Sweden).
- Michel Winock (Le socialisme en France et en Europe), distingue deux courants socialistes : populaire et intellectuel. En Europe du nord, ils se sont fondus dans la sociale-démocratie, en Europe du sud, ils se sont divisés entre communisme et socialisme.
- J’ai l’impression que, progressivement, le courant intellectuel a pris la main sur l’ensemble du mouvement, et que la droite a récupéré une partie au moins du courant populaire. Aux USA, Reagan, Bush ou Palin représentent le peuple, pas Obama. Il en est certainement de même en France. Aussi curieux que c’ait pu me paraître le Mouvement Populaire porte probablement bien son nom.
Ce qui différencie les pensées intellectuelle et populaire est une question de valeurs.
- L’intellectuel est individualiste et universaliste. Sa bible, c’est les droits de l’homme. Pour lui il existe une seule « culture » (cf. France Culture ou Ministère de LA Culture). Elle est mondiale.
- Le populaire croit qu’être Français ou Américain est une réalité (dont on peut être fier). Sur ce point il se rapproche de l’ethnologue : il pense qu’il y a des cultures, une par groupe humain. (Ce qui signifie que chacun d’entre nous appartient à plusieurs cultures, notamment à celle de l’entreprise qui l’emploie.)
- Laisser renaître un mouvement puissant à leur gauche. (Et le flouer lors des élections façon « union de la gauche »).
- Utiliser la méthode Blair et devenir le parti de l’individualisme et du libéralisme éthique. (Option DSK ?) Ce qui leur permet à la fois de ratisser le bobo à gauche et le libéral à visage humain de droite, plus les marges qui pensent en être. De manière équivalente, ce serait le parti du diplôme – le point commun de ces deux électorats. La droite devenant le parti de ceux qui ne se définissent pas, avant tout, par leurs études : l’ouvrier et le self made man, notamment.
- Sur culture et civilisation (par exemple) : Mosse, George L., Les racines intellectuelles du Troisième Reich, Points 2008.
Le Français juge son image
Sondage. Les Français, finalement, ont une idée exacte de ce que pense l’étranger d’eux : du mal.
- Le pays n’est jamais aussi uni derrière ses dirigeants que lorsqu’il est attaqué.
- Il peut en vouloir à l’opposition d’être un fauteur, et une caisse de résonance, de troubles : elle organise des grèves, elle fait une publicité internationale tonitruante aux agissements qu’elle désapprouve. (Qui, la première, a associé notre « politique sécuritaire » au nazisme ?)