Assurance électrique

even small dings to battery packs can destabilise cells, potentially causing fires and even explosions. A combination of high costs and volatile outcomes means many EVs are simply being written off for damage that traditional vehicles would survive.

Financial Times du 28 octobre

Il en faut peu pour endommager une batterie. Et une batterie vaut cher, et n’est pas facilement réparable, ou pas réparable du tout.

Trouvera-t-on des assurances pour les véhicules électriques. Si oui, à quel prix ? Que va-t-il en résulter pour les ventes de véhicules électriques ? se demande l’article. Une remarque originale : le marché des « early adopters » serait saturé. En conséquence, l’achat de véhicules électriques pourrait marquer une pause.

D’ailleurs, a-t-on une idée de toutes les conséquences d’un feu de batterie ? (Imaginons qu’il soit à l’origine de l’incendie d’un quartier…)

Curieusement, le progrès a, toujours, des conséquences imprévues. Quand notre société parviendra-t-elle à maîtriser les jeux d’intérêt qui les lui masquent ? Comment s’y prendre ?

Jet Morgan

Plaisirs de la BBC : des séries des années 50. Découverte de Jet Morgan, explorateur interplanétaire d’un distant avenir (1970).

C’est amusant de revenir dans les années 50. Mais, peut-être, ne peut-on y revenir que lorsque l’on y a déjà vécu.

Drôles de temps. D’un côté les intellectuels hurlaient à la mort, de l’autre la population était heureuse, car l’avenir était plein de promesses. Le monde allait de découverte en découverte, le niveau de vie collectif augmentait, on était optimistes, on rêvait aux étoiles.

L’exploration spatiale n’a pas été ce que l’on attendait d’elle. Jet Morgan était le frère de Magellan. Il partait avec ses vaisseaux vers l’inconnu, ne sachant pas s’il en reviendrait. Aujourd’hui, l’astronaute est un robot. C’est aussi un conquérant de l’inutile : on doit se casser la tête pour lui trouver une mission qui intéresse un peu le public, et qui justifie que l’on finance son voyage. Et l’on n’y parvient pas.

Empreinte du progrès

L’empreinte digitale fut une révolution. J’entendais l’autre jour une émission racontant la première fois qu’elle fut utilisée dans un procès, en Angleterre.

On l’a oublié aujourd’hui, mais l’utilisation des empreintes ne va pas de soi. Elle est supposée reposer (au moins était-ce le cas à l’époque victorienne) sur l’analyse de onze points de l’empreinte.

L’avocat des accusés s’en est pris à la technique. Et il a produit des experts qui étaient prêts à expliquer en quoi elle n’était pas sérieuse.

L’accusation a fait preuve de présence d’esprit : elle a demandé aux jurés de prendre leurs empreintes de façon à se faire une idée personnelle de la validité de la théorie.

Je me suis demandé si l’on n’est pas, actuellement, un peu victime de paresse intellectuelle, et s’il ne serait pas bon d’être plus critique.

Société et progrès

Comment peut-on en rester à l’âge de pierre (billets précédents) ? Comment se fait-il qu’un groupe humain n’ait pas évolué comme le reste de l’humanité ?

Une hypothèse pourrait être sa taille. Lorsque l’on observe l’histoire de l’humanité, il semblerait que la plupart des inventions (les cités, l’écriture, les grands courants de pensée…) se soient faites en même temps, mais de manière non coordonnée. Le point commun était probablement social. Une petite communauté n’a pas beaucoup de difficultés à se maintenir en équilibre avec la nature. Il faut faire preuve d’inventivité, lorsque l’on doit nourrir une grande quantité d’hommes. Et peut-être qu’alors on tend à trouver le même type de solution.

Mais alors pourquoi la Chine n’a-t-elle pas fait la révolution industrielle ? Une hypothèse pourrait-être celle du « cluster » : l’innovation nait d’une certaine forme de stimulation sociale.

Vieillesse et nature

Les hommes de l’âge de pierre vieillissent vite (billet précédent). A 35 ans ils sont vieux, à 55 des déchets.

N’est-ce pas curieux ? Leur existence ne semble pas excessivement épuisante, et ils vivent au coeur de la nature, dans une sorte de paradis des origines. Cela ne contredit-il pas beaucoup de nos théories modernes ?

A mon âge actuel, mon père était mort depuis longtemps. Mais, pourtant, je l’ai beaucoup entendu parler de retraite. Comment se fait-il que nous puissions envisager de travailler nettement plus tardivement que par le passé ? Etat d’esprit différent ou y aurait-il eu un progrès apporté à notre condition physique ? Extension de la jeunesse plutôt que de l’espérance de vie ?

L’élite en col roulé

Par Studio Harcourt — RMN, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=76812068

L’autre jour j’écoutais deux très jeunes hommes parler de leur rôle important dans leur multinationale. Avec mon mauvais esprit habituel, je pensais que l’on en était revenu à l’ancien régime. Ce n’est pas la compétence qui compte, mais la naissance.

Alors, j’ai remarqué qu’ils portaient tous les deux des cols roulés ! Voilà, à mon avis, un fait statistiquement représentatif.

Notre gouvernement aurait-il lancé la mode du col roulé ? Le col roulé, « acte militant » ? Défi aux puissances des ténèbres ? Marque de reconnaissance du progressiste ?

Acclimatation

L’autre jour il était question « d’acclimatation » dans l’émission de Jean-Noël Jeaneney (France culture).

En fait on y parlait de notre rapport à la nature, et à l’animal. Au 19ème, la société avait une vision « utilitariste ». Elle voyait dans l’animal une ressource naturelle. Le « progrès » consistait à « acclimater » des espèces étrangères à nos latitudes, de façon à en faire quelque-chose d’utile pour nous.

Puis on s’est rendu compte que ce n’était pas possible, et que les ressources naturelles étaient limitées. En conséquences, la « doxa » a changé.

Autrement dit la pensée manichéenne actuelle est fausse. Nos ancêtres n’étaient pas manipulés par les « forces du mal », qui se seraient soudainement dissipées. Le pragmatisme succède à l’idéalisme.

Les dangers du métro

« Selon des chercheurs de Cambridge, le métro de Londres est pollué par des particules métalliques ultrafines suffisamment petites pour se retrouver dans le sang humain. Ces particules sont si petites qu’elles sont probablement sous-estimées par les enquêtes sur la pollution du plus ancien métro du monde. » (Nouvelles de l’université de Cambridge)

Les autres métros font-ils exception ?

Conséquences imprévues du progrès ? Les prévenir : une nouvelle science à inventer ?

La terre en héritage

Un dirigeant me disait que les vêtements modernes, synthétiques, produisent, au lavage, des micro billes de plastique. La machine à laver d’une famille pourrait polluer un étang de deux hectares en un an. Et que toutes ces billes comptent pour un tiers de la pollution par le plastique des mers. Plastique qui est consommé par le poisson. Poisson que nous mangeons.

Celui qui a vécu par le plastique…

J’ai pensé qu’il serait temps de faire la somme des conséquences imprévues du progrès ; que la génération 68 a atteint les sommets de la tartufferie ; et que le malaise des nouvelles générations est tout à fait légitime.

Une vie de retraité

« La jeunesse mélenchoniste est persuadée que la solution est le revenu universel et l’inactivité d’une grande partie de la population (sous-entendu le travail sera fait par des IA et des robots payés par les taxes sur les revenus du capital qui travaillera tout seul). » écrit un ami.

Je suis frappé par cette analyse. Je ne m’étais pas interrogé sur la jeunesse mélenchoniste.

Je vois dans cette idée, presque aussi vieille que le monde, une hérésie. La machine ne crée pas le chômage. Au contraire, le principe même de l’économie est le « gain de productivité ». Plus il y a de machines, plus un homme peut produire et plus, collectivement, la société est riche. Si je pouvais produire dix fois plus, j’achèterais dix fois plus !

Comme le dit un livre que cite ce blog, l’art du tailleur de pierre des cathédrales était de concevoir des outils qui lui permettaient de travailler vite et bien.

Bien sûr, la machine pose la question du changement. Mais elle pose surtout celle du fantasme. D’un côté, il y a les Elon Musk, qui rêvent d’éliminer le travailleur. De l’autre il y a leur opposé, peut-être bien le mélenchoniste, qui rêve de ne rien faire.

Pas étonnant que les élucubrations sur l’IA aient eu un tel succès ?