Étiquette : optimisme
A quoi tient le succès scolaire ?
- Initialement tout est bon. L’élève est dans les premiers de sa classe. Puis, pourquoi ?, ses résultats se dégradent en maths. Mais, ils remontent ailleurs. Elle est même première dans certaines disciplines.
- Pas besoin de s’inquiéter, avec un peu d’efforts, les maths vont s’améliorer. Mais, c’est le contraire qui se produit. En quelque sorte, les autres matières sont contaminées. Tout se dégrade. Blues.
- Le succès n’est pas un phénomène linéaire. Ce n’est pas travailler plus pour gagner plus. C’est une question de cercle vertueux ou vicieux : un rien peut vous balancer au sommet ou au bas du classement. De l’importance d’avoir de l’aide…
- Le mécanisme que je décris ici est celui de la dépression / optimisme selon Seligman. Mais aussi celui des phobies et de la peur de Christophe André. Autrement dit, il semble que l’enseignement français cherche à nous éliminer par la destruction de notre personnalité ! Il fabrique des têtes de lard et des ratés.
- Cet enseignement sélectionne des « optimistes », au sens de Seligman. Ils ne comprennent pas, trop long, pas efficace. Ce sont les experts du « truc » qui fait gagner gros pour un effort intellectuel minimum. Illustration. En maths, sa classe est dominée par deux élèves. L’un est un technicien, pour l’autre les maths vont de soi. Le premier a 3 points d’avance sur le second.
Etes-vous un survivant ?
Qu’est-ce que le bonheur ?
Que signifie être libre ?
Manuel Valls : redresser la France comme une entreprise ?
J’ai l’impression que peu de gens donnent cher de la peau de Manuel Valls. Non seulement le pays semble dos au mur. Mais notre premier ministre divise son camp, qui ne pèse déjà pas lourd… Que faire dans ces conditions ? (Sinon avoir le cœur léger, de n’avoir rien à perdre…)
Je me suis souvenu de ce que m’a dit un spécialiste du redressement d’entreprise. « Il ne faut pas faire profond. » Passer un an à chercher la solution parfaite est le meilleur moyen d’échouer. Lui, il agit immédiatement. Il surprend. Il fait « ranger l’usine« , « afficher la productivité« , « repeindre un atelier » ; il fait « figurer son numéro de portable dans l’annuaire interne« . Pourquoi ? Il a remarqué que « ça marchait« . Ce qui m’a fait penser à une phrase d’Albert Hirschman : la condition nécessaire pour réussir un changement est « a bias for hope », « l’envie d’y croire ».
C’est ce que m’a appris mon expérience. Un changement doit, si possible, commencer par un « problème périphérique » (par exemple le dysfonctionnement d’un centre d’appels). Non seulement le « problème périphérique » est généralement un bon échantillon des maux de l’entreprise. Quand on l’a résolu, on sait tout résoudre (technique du vaccin). Mais, surtout, le succès est contagieux.
Ce qui m’amène à une autre observation. Les mauvais résultats d’une entreprise s’expliquent souvent par des causes curieusement simples. Par exemple « les gens ne font plus ce qu’ils faisaient avant » me disait un dirigeant. (Principalement, ils ne s’entraidaient plus.) Autrement dit, ils avaient perdu leurs repères. C’était suffisant pour réduire la rentabilité de l’unité de 4/5ème.
Et si c’était cela le problème du pays : nous avons baissé les bras ? Une idée pour notre premier ministre ? Chercher à réussir quelque-chose. Même petit. Le simple fait de le voir se battre pourrait-il nous donner « envie d’y croire » ?
(Quant au redresseur d’entreprise, il ne fait pas que cela. « Je regarde la trésorerie, le carnet de commande… les dix indicateurs nécessaires au business« . Et j’imagine que ses premiers succès permettent au potentiel de l’entreprise de se révéler.)
Entreprise : les secrets du succès ?
Une étude statistique, dont je viens de retrouver la trace dans mes notes, semble montrer que le succès de l’entreprise est fortement corrélé à deux caractéristiques :
- Une vision optimiste de l’avenir.
- Une vision pessimiste du présent, comme étant incontrôlable.
Cette analyse, qui ressemble aux conclusions que tire Martin Seligman de ses travaux sur l’homme, revient, selon moi, à celle d’Edgar Schein qui montre que les forces qui entrent en jeu dans le changement sont :
- L’anxiété d’apprentissage : la peur de l’obstacle (vision pessimiste de l’avenir), qui doit être abaissée.
- L’anxiété de survie : l’énergie nécessaire au changement (vision pessimiste du présent), qui doit être maintenue élevée.
(SUTCLIFFE, Kathleen M., WEBER, Klaus, The High Cost of Accurate Knowledge, Harvard Business Review, mai 2003.)
Université et grande école
La première fois que j’ai rencontré des élèves d’HEC, c’était après une compétition sportive. J’ai été surpris par leur mise, recherchée. Et surtout par leurs propos : ils s’entretenaient de la santé de l’économie française et traitaient de haut ses dirigeants.
Je me demande si la différence entre les élèves des grandes écoles et des universités n’est pas essentiellement une question d’attitude. Les uns croient au sujet qu’ils apprennent, il correspond à quelque-chose d’important pour eux. Pour les autres c’est un mal nécessaire, qui a quelque-chose d’aléatoire, d’incompréhensible. Les premiers cherchent la gloire, avec le risque que cela signifie ; les autres n’ont pas confiance en eux et privilégient la sécurité.
Cela ressemble un peu à la classification de Martin Seligman. Grande école = optimisme. Université = « learned helplessness » (forme de dépression).
Je suppose que cette attitude est acquise, et renforcée par l’enseignement.
Libérateurs d’énergie
Comment être un leader du changement, pour les nuls
Les livres de management expliquent comment mener le changement idéal. Celui qui transforme les entreprises du tout au tout. Pas les miens. En effet, je ne crois pas au miracle. Mon expérience me montre que le changement ne se fait qu’en crise. Et lorsqu’il parvient à transformer l’entreprise c’est, beaucoup, par hasard. En quelque sorte, en ayant procédé dans le désordre.