Étiquette : Mill
La pensée solidariste
- Le solidarisme me semble proche de la thèse de John Stuart Mill. (Et de Maslow !)
L’Angleterre juge la France
Les siècles n’ont pas changé l’opinion de l’Anglais sur le Français. Voici ce que dit John Stuart Mill (Representative Government) :
(Les Anglais) ont le plus grand dégoût pour la lutte des partis politiques ou des individus pour une charge ; et il y a peu de choses pour lesquelles ils aient plus d’aversion que pour la multiplication des emplois publics ; quelque chose qui est, au contraire, toujours fort populaire chez les membres des nations criblées de bureaucratie du continent, qui préféreraient payer plus d’impôts que de réduire par la plus infime fraction leur chance d’obtenir une charge pour eux-mêmes ou leurs proches, et parmi lesquels une demande d’économie ne signifie jamais l’abolition des charges, mais la réduction des salaires de celles qui sont trop considérables pour que le citoyen ordinaire ait la moindre chance d’y être nommé.
- Cette admiration de la classe supérieure anglaise pour elle-même s’exprime peut-être dans ses sports nationaux, qui la donnent en spectacle à la nation : Sport et identité nationale.
L’Inde dépasse la Chine ?
- L’Inde est avant tout un pays déstructuré. Peut-on construire longtemps sur du sable mouvant ? Même la conquête du Far West était guidée par l’éthique protestante. Le passé indien ne semble pas non plus bien augurer de l’avenir. L’Inde semble avoir toujours été une sorte d’édifice féodal assez informe, et pas franchement expansionniste.
- Peut-on confier un peuple à des entreprises ? Le Taylorisme des services qui lui est imposé pourra-t-il longtemps durer ? S’il y a transition, comment se passera-t-elle ? D’ailleurs, le capitalisme indien sera-t-il longtemps créatif ? Ne risque-t-il pas de tourner à l’exploitation de l’homme par l’homme, vice de tout « capitalisme individualiste » ?
- Le pays est dans un état sanitaire critique, où va conduire la pression démographique ?
- John Stuart Mill pensait que pour qu’une démocratie fonctionne, il faut qu’elle ait appris une forme de discipline. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas de l’Inde.
- Histoire de l’Inde.
- L’estime de The Economist viendrait-elle de ce que l’Inde est le meilleur élève émergent du capitalisme anglo-saxon ?
Ed Miliband
- Si j’ai bien compris, ce mode d’élection tend à retenir celui des candidats qui a le moins d’électeurs contre lui. Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, c’était chez John Stuart Mill. J’avais cru que c’avait été une idée originale sans lendemain. Mais depuis j’en ai entendu parler à plusieurs reprises. (Notamment au sujet de l’Australie ?)
Libéralisme
En réfléchissant à ce blog, je découvre que l’on y trouve deux définitions de « libéralisme », au moins dans son acception initiale :
- Celle de Rousseau, pour qui la liberté de l’homme ne s’obtient que par une « égalité de puissance » : aucun homme ne doit pouvoir en asservir un autre. Avec regret d’un paradis perdu.
- Celle de Mill, qui pense que la société doit, avant tout, créer des hommes de caractère. C’est de l’affrontement de leurs idées que surgira le progrès et le bien.
France anglo-saxonne
I believe every single person is extraordinary. The tragedy is that we have a society where too many people never get to fulfil that extraordinary potential. My view – the liberal view – is that government’s job is to help them to do it. Not to tell people how to live their lives. But to make their choices possible, to release their potential, no matter who they are. The way to do that is to take power away from those who hoard it. To challenge vested interests. To break down privilege. To clear out the bottlenecks in our society that block opportunity and block progress. And so give everyone a chance to live the life they want.
Cyriaque Magloire Mongo Dzon
- Si mon interprétation est correcte, Cyriaque Magloire Mongo Dzon partagerait la vision de J.S.Mill d’un colonisateur qui guide le colonisé dans son évolution culturelle.
Abstention
- JS.Mill pensait totalement différemment de moi : pour lui, nous devions choisir des élus capables de saines décisions, en vérifiant seulement qu’ils partageaient les valeurs auxquelles nous tenions.
- Intéressante discussion sur le blog d’Hervé Kabla.
Défendre la démocratie
Reprenant un thème de ce blog, The Economist constate que l’autoritarisme est de plus en plus sûr de soi, que la démocratie est partout critiquée. Comme moi, il pense qu’il faut en démontrer l’efficacité supérieure. Mais pas grand-chose de neuf dans son argumentaire :
- Je continue à croire que ce qui fait la force de la démocratie est sa capacité à mobiliser tous les talents d’une nation, et que ce qui fait l’échec des démocraties, c’est qu’elles ne se comportent pas comme si elles en étaient : elles sont victimes d’idéologies.
- Comme J.S.Mill, je crois que la démocratie est une question de culture et d’apprentissage. Ce qui explique les difficultés d’Haïti et de l’Afghanistan, par exemple, à trouver un modèle démocratique efficace.
- The Economist, bizarrement, pense que la démocratie est liée à l’économie de marché (« la démocratie n’a jamais duré dans des pays qui n’ont pas des économies de marché »). Ce n’était pas l’image que j’avais de la Grèce, ni ce que je retire de mon expérience. Il me semble en effet qu’une entreprise qui fonctionne efficacement, le fait selon la « volonté générale » ; que la « résistance au changement » est justement la manifestation de cette volonté (contrariée). Il n’y a pas rejet du concept de démocratie mais de la manière de le mettre en oeuvre, en particulier du modèle anglo-saxon individualiste, matérialiste et commercial ? Il faut adapter la démocratie à chaque culture ?
Complément :
- Crying for freedom.
- Redécouvrir les idées de JS.Mill : Gouvernement représentatif.
- Les faiblesses des démocraties : Le vice est plus stable que la vertu.
