Motivation and personality d’Abraham Maslow

Dans une étude récente, j’ai constaté que ce dont avait besoin une entreprise pour réaliser son potentiel était un « milieu » favorable. En France, elle ne le trouve pas. J’ai pensé que je parlais comme Maslow. Ce qui m’a donné envie de relire Motivation and personality.

L’oeuvre de Maslow demeure, malheureusement, originale. Car au lieu de vouloir guérir des malades, il cherche la recette de la santé. Avec un raisonnement simple, il explique que ce que l’on pense de la question est faux. Et que la société fait de nous des malades.

L’idée est la suivante. Lorsque l’on a faim, on ne peut plus penser à autre chose. Mais si l’on est bien nourri pendant son enfance, on n’accorde plus d’importance à la nourriture, même si l’on vient à en manquer. Il en est de même des autres besoins : la sécurité, l’amour, l’estime. Au fur et à mesure que chacun est satisfait, il disparaît et laisse la place au suivant. Jusqu’à épuisement, auquel point l’homme réalise son potentiel, unique. Naturellement créatif, il croît et embellit. Il est un individu totalement libre. Pour autant, il ne s’extrait pas de la société, mais en devient le meilleur des membres : elle alimente sa créativité.

Cela s’oppose frontalement à une croyance solidement implantée selon laquelle l’âme, la raison, est le bien, et le corps, l’instinct, le mal qu’il faut combattre. En fait, ils vont main dans la main. « La vie saine fait l’homme sain« . « Les personnes qui ont vécu en sécurité et ont été rendues fortes dans leurs premières années tendent à se sentir en sécurité et fortes ensuite quoi qui les menace. » 

« L’organisme nous dit ce dont il a besoin () en nous rendant malades, quand il en est privé, et en se développant lorsqu’il est satisfait. » L’instinct est bon. Mais, chez l’homme, il est faible, et facilement étouffé par la société.

Maslow cite beaucoup Bergson, dont il semble très proche. En quelque sorte « quand on a un marteau, on voit partout des clous ». Nous ne percevons plus du monde que ce que nous pouvons en tirer, grâce aux outils mentaux dont nous équipe la société. L’homme en bonne santé, lui, voit la réalité des choses et des êtres. Le plus malade d’entre-nous est le scientifique. Non seulement sa vision est déformée par les outils dont il dispose, mais il croit que le monde est fait « d’atomes » disjoints, de causes et d’effets, alors qu’il est un tout. Si le scientifique était un être sain, notre science serait autrement plus créative et ne menacerait pas l’avenir de l’humanité.

Extrêmement inquiétant ?

L’héritage des trente glorieuses

Ces derniers temps, la vie nous a certainement appris des choses sur les pathologies de l’affluence matérielle (), et de ses conséquences telles que l’ennui, l’égoïsme, le sentiment d’être un individu d’élite, et d’une supériorité « méritée », la stagnation à un faible niveau de maturité, la destruction du sentiment de communauté.

Abraham Maslow, Motivation and personality.

Surprise, le livre dont est tiré cette citation a été publié en 1970, année de la mort d’A.Maslow, et a donc dû être écrit dans les années 60. Or, il semble parler de notre époque. En particulier de ce curieux terme « d’élite » dont nos gouvernants se sont affublés, alors que, par les critères d’évaluation du mérite traditionnels, ils sont médiocres, et que leurs prédécesseurs, qui auraient bien mieux mérité ce titre, ne l’utilisaient pas.

L’après guerre et son Etat paternaliste auraient-ils accouché d’une société immature ?

Qu'est-ce qu'un individu ?

La vie de Clémenceau m’a fait penser qu’il y a un divorce irréparable entre sa pensée et celle d’Hannah Arendt d’un côté, et le collectivisme de l’autre. C’est l’homme comme individu contre l’homme comme « masse ». Le radicalisme voulait sortir l’homme de la masse. Le collectivisme voulait faire d’un mal un bien : la condition de certains hommes était de vivre en masse, autant trouver du bon à cela. Au fond, la pensée de la gauche actuelle demeure sur ce modèle de l’union entre la masse laborieuse et l’intello, son Zorro. (Cf. la « massification » de l’enseignement.)

La masse est-elle la condition naturelle de l’homme ? Rien ne paraît le prouver. La masse semble être, plutôt, ce qui arrive lorsque le groupe humain n’est pas structuré par des règles. Elle est une conséquence paradoxale d’un excès d’individualisme, produit par la destruction du lien social.

Qu’est-ce qu’être un individu, alors ? La particularité du modèle des masses / de la lutte des classes est l’absence de pensée. La masse est un être animal. L’intellectuel, lui aussi, ne fait qu’appliquer des modèles. Il a sous-traité son cerveau. Les Lumières semblent avoir vu juste : l’individu est quelqu’un qui est capable de juger par lui-même. Mais, curieusement, cette capacité lui est apportée par la société. Comme dans le modèle de Maslow, l’homme ne peut se « réaliser » que si la société lui a donné ce dont il avait besoin pour cela… D’ailleurs, l’individu n’est pas un loup solitaire. Les individus sont reliés par une sorte de socle commun de croyances, valeurs, objectifs ou autres comme les joueurs d’une équipe sportive.

Qu'est-ce que la condition humaine?

Curieusement, qui eut cru que je puisse avoir quoi que ce soit en commun avec un philosophe ?, je me demande si je ne me rapproche pas d’Hannah Arendt. En moins élitiste ?

Premier accord possible. La condition de l’homme, c’est-à-dire ce qui fait de l’homme un homme. Pour elle c’est la politique, au sens grec du terme. C’est-à-dire le processus créatif, entre égaux, qui conduisait la cité à édifier l’avenir. Il me semble aussi que le propre de l’homme est d’avoir des « copains », et de perdre du temps avec eux. Il doit pouvoir penser, c’est-à-dire ne pas être prisonnier de son héritage social, afin d’être capable de le critiquer, et de construire celui de ses enfants. Qu’est-ce qui est plus stimulant que vouloir changer le monde ?

Partagerais-je aussi son jugement sur la société moderne ? Hannah Arendt disait, définition grecque, que l’économie était la gestion de la maisonnée. Son objet était donc d’assurer les besoins primaires de l’individu. Par conséquent, la domination du monde par l’économie signifiait celle de l’homme par ses impératifs physiologiques. Je constate, effectivement, que les emplois se divisent de plus en plus en deux groupes. Celui de « privilégiés » qui vivent nuit et jour en troupeaux de courtisans ; et celui des perdants qui ont du mal à joindre les deux bouts. Le point commun de ces deux conditions est qu’elles ne permettent pas la pensée. Au fond, ce que dit The Economist n’est que cela : soit vous appartenez à l’élite des affaires, en perpétuels vaine réunion et voyage d’affaire, soit vous êtes un loser et vous devez produire sans trêve pour assurer votre rédemption. Les Diogène, à la fausse commune.

Mais tout n’est pas perdu. Hannah Arendt dit encore que devenir un homme résulte d’une sorte de métamorphose. L’on doit sortir de l’esclavage de ses besoins organiques. Peut-être est-ce le sens du combat en cours ? L’humanité lutte contre l’économie qui cherche à flinguer son intellect ? Ce faisant, elle devient humanité ? Elle se « réalise », selon l’expression de Maslow ? Processus douloureux, mais naturel ? Et si c’était lui la condition nécessaire et suffisante de l’humanité ?

Limites à la croissance : le rapport du Club de Rome

Limits to Growth (MEADOWS, Donella, RANDERS, Jorgen, MEADOWS, Dennis, Chelsea Green, 2004) est une mise à jour, 30 ans après, de l’étude, commandée par le Club de Rome au MIT, qui a affirmé que l’humanité allait rapidement à sa perte, si elle continuait sur la même pente.

De quoi s’agit-il ? C’est un modèle mathématique, paramétrable, de l’évolution d’un certain nombre de grandeurs : population, espérance de vie, production de biens, pollution, ressources naturelles… En jouant sur ses paramètres, on en tire des scénarios d’avenir. Il ne donne donc pas une prévision, mais fournit un moyen d’aide à la décision.

Dans ces conditions pourquoi a-t-il fait autant de bruit ? Parce que, 40 ans après, l’évolution du monde ressemble à ce que prévoyait son premier scénario ; or, celui-ci se termine en « effondrement ». Baisse brutale de la population mondiale, de son espérance de vie, de la production de nourriture, etc.
Car notre modèle de développement a un vice : la croissance. Plusexactement notre obsession de produire toujours plus de biens matériels. Elle nous pose des problèmes de plus en plus difficiles à résoudre : pollution, empoisonnement, disparition des ressources naturelles… Pire : cette croissance est exponentielle : la centrifugeuse va de plus en plus vite. La résolution de ces questions coûte tellement cher à l’humanité qu’elle n’a plus les moyens de s’occuper de ce qui est essentiel pour elle : ce qui fait de l’homme un homme (santé, éducation, épanouissement…). D’où chômage, pauvreté, déséquilibres physiologiques… auxquels nous cherchons une solution dans toujours plus de croissance !
On a beau introduire les hypothèses les plus favorables dans le modèle du MIT, on ne fait que reculer pour mieux sauter. D’ailleurs, il serait peut-être mieux de sauter tôt que tard : par exemple, un scénario qui prévoit un surcroît de réserves de ressources naturelles se termine en crise environnementale. Tout est lié : quand on bouche un trou, cela fuit ailleurs.
L’économie de marché apparaît comme un système extraordinairement efficace d’essorage systématique des ressources naturelles et des pauvres au profit des riches. Ainsi la famille africaine consommait, en moyenne, 20% de moins en 1997 qu’en 1972. Autre exemple : l’élevage du poisson. Du fait de la destruction des populations de poissons, par ailleurs nourriture de beaucoup de pauvres, 30% de ce que consomme l’humanité vient d’élevages (une catastrophe écologique en eux-mêmes) ; du fait de son prix, ce poisson va chez le riche. « La technologie et les marchés servent généralement les segments les plus puissants de la population ».
Depuis des années nous consommons beaucoup plus que ce que la terre est capable de renouveler. (À noter qu’à l’époque du livre, seulement 8% de la population mondiale possédait une voiture.) Autrement dit nous accumulons une sorte de dette écologique, qui croit exponentiellement et que nous n’avons plus les moyens de payer, puisque pour cela il faudrait les ressources de plusieurs planètes. Comme ces personnages de bande dessinée, nous courrons au dessus du vide.
Nous nous dirigeons donc vers des moments difficiles. Et la terre et l’humanité, s’ils en réchappent, ne seront plus comme avant. Quoi qu’il arrive, le message central du livre est, me semble-t-il, que nous devons transformer nos aspirations et notre vision du monde. Nous devons sortir de l’individualisme, de la concurrence et du court terme. Nous devons comprendre que notre bonheur ne tient pas à toujours plus de colifichets, mais à plus d’humanité, de société. C’est ici que se trouve la solution à la pauvreté, au chômage, et la réponse aux besoins premiers de l’homme.

Comme dans le modèle de Maslow, l’humanité doit passer de la croissance au développement, c’est-à-dire à l’épanouissement, à « l’autoréalisation ». 

Peut-on stopper la croissance ?

Dennis Meadows (suite de la série qui lui est consacrée) a voulu arrêter la croissance pour éviter le chaos. C’est inattendu de la part d’un spécialiste de la systémique.

Bien sûr, l’idée phare de la systémique c’est : « le problème c’est la solution ». Dans ce cas, le problème semblait la croissance, il fallait arrêter de croitre. Mais comment peut-on s’opposer à ce sur quoi repose toute notre société ?
Alors, il en est arrivé à une seconde idée de la systémique : détruire le système vicié en le laissant aller au bout de sa logique suicidaire. Oui, mais là c’est non assistance à personne en danger.
Mais pourquoi ne pas utiliser le judo ? Faire de la croissance une bonne chose ? Or, qu’a-t-elle de dangereux ? Le fait qu’elle est fondée sur le gaspillage, et sur le bien matériel.
Mais il est tout à fait concevable d’imaginer une société sevrée du matérialisme et qui consomme des services, de l’immatériel ! Comme le dit Dennis Meadows, notre société doit maintenant passer du quantitatif au qualitatif, au développement de son être, non plus de sa taille. Eh bien, pourquoi ne pas encourager la production des biens immatériels qui favorisent cet épanouissement ? Et en plus ce serait bon pour la France, qui est le champion mondial de la culture !
Compléments :
  • Sur la systémique : Changement de deuxième ordre.
  • De manière intéressante, le modèle de développement social que semble utiliser D.Meadows est la pyramide de Maslow : la réalisation de l’individu (le fait qu’il devient ce qu’il doit être) a pour condition nécessaire la satisfaction de ses besoins physiques. 

La crise d’adolescence comme engagement existentiel

J’ai été frappé par l’histoire de Khaled Kelkal. (C’est la base de : Comment fabriquer un terroriste.) Il a apparemment tout pour réussir dans la société française, et pourtant il se révolte contre elle, et finit terroriste.
Ceci m’a amené à rassembler des observations faites sur les crises d’adolescence auxquelles j’assiste, à distance. En résumé, il me semble que la crise est naturelle et bénéfique. Si elle tourne mal, c’est souvent du fait d’une méprise. Voici donc des idées d’un non psychologue tirées d’un échantillon non représentatif…
L’adolescent cherche la respectabilité
Selon mon expression favorite, le jeune con veut devenir un vieux con. Il est à la recherche de certitudes, d’une discipline de vie admirable (le mot discipline est important). Cela n’est jamais mieux visible que chez les révolutionnaires et les fondamentalistes. Ce sont des missionnaires au sens religieux du terme, qui s’imposent une discipline de vie très rude.
De là résulte un premier cercle vicieux. Les parents prennent les difficultés de l’enfant comme l’expression d’un refus des lois sociales. En voulant les lui faire avaler en force, ils les rendent irrationnelles et odieuses, le poussant à aller chercher son salut ailleurs.
L’adolescent veut ressembler à ses parents
Voici un exercice qui m’enchante. Demander à un parent mécontent de l’attitude de son enfant de raconter sa vie. Ça marche à tous les coups : le comportement de l’enfant est la copie conforme de celui du parent au même âge.
En fait, le parent veut faire ressembler son enfant à ce qu’il est aujourd’hui (ou ce qu’il se rêve être, ou rêve d’être), sans se rendre compte que les dérèglements de sa jeunesse ont été nécessaires à la construction de l’adulte qu’il est.
 
Une variante de cette question est la suivante. L’enfant essaie de se modeler sur les valeurs et comportements de ses parents. Or, alors qu’ils ont travaillé nuit et jour pour entrer à polytechnique ou à HEC, aujourd’hui ils ne rejoignent leur famille que pour une oisiveté luxueuse. L’enfant ne peut copier que ce qu’il voit…
La crise d’adolescence comme engagement
J’ai assisté à quelques crises d’adolescence qui se sont bien terminées. À chaque fois, l’adolescent a fait un acte de volonté. Il a voulu quelque-chose par lui-même. Et cela a réussi. (Par exemple, il est devenu un excellent élève.)
Le processus ressemble beaucoup à ce que disent de l’engagement les existentialistes. Face à une situation qui lui paraît désespérée, l’adolescent a eu un sursaut qui l’a sauvé. Il a découvert ce qui comptait vraiment pour lui. Dorénavant cela va le guider pendant toute sa vie. Une subtilité : l’enfant ne se définit pas alors pour ou contre ses parents, mais indépendamment d’eux. C’est cela le vrai changement. D’ailleurs cela lui fait retrouver, très souvent, une direction qui les surprend mais qu’ils approuvent et admirent.
Cela explique peut-être aussi un paradoxe qui ne cesse de me frapper. Le bon élève qui a tout réussi dans la vie est souvent un être extrêmement étriqué, et parfois quelqu’un de névrosé. Et s’il devait son triste sort à ce qu’il a été ce « qu’on » voulait qu’il soit ?
Attention à l’engagement innovant
Mein Kampf d’Hitler est l’exemple d’un engagement qui a échoué. Comment cela se voit-il ? Parce qu’Hitler était, selon tous les observateurs, extrêmement mal dans sa peau.
Pourquoi tous les engagements ne réussissent-ils pas ? Parce qu’ils trichent avec la réalité. Ils « innovent » au sens du sociologue Merton. Hitler voulait probablement détruire une société qu’il jugeait la cause de ses maux. De même, l’adolescent, pour se sortir d’une injustice de bambin, peut transformer sa vie (et généralement la nôtre) en un calvaire. Ce qui explique peut-être pourquoi il y a des conquérants et des présidents…
Donneur d’aide et crise d’adolescence
Finalement, l’adolescent a-t-il besoin d’aide pour devenir adulte ?
L’engagement est un acte personnel, qui ne peut lui être imposé. Mais cet engagement peut aller dans une direction malsaine, comme dit plus haut. Les crises de l’enfance doivent donc être suivies afin d’éviter une « innovation ». Pour cela, la société doit probablement fournir à l’adolescent une large offre de « donneurs d’aide », au sens de ce blog, parmi laquelle il choisira ce qui lui convient. Le rôle du donneur d’aide sera de faciliter la réflexion de l’adolescent, en lui évitant une innovation prématurée.
Les parents sont-ils des donneurs d’aide ?
Souvent, « le parent est le problème », selon l’expression de la systémique : « le problème c’est la solution ». Au moment de la crise d’adolescence classique, un des parents est généralement beaucoup plus investi que l’autre vis-à-vis de l’enfant. Une erreur d’interprétation le conduit à emprisonner l’enfant dans un carcan de devoirs, alors que celui-ci a, justement, besoin de s’échapper. Mais, il arrive aussi que le parent se remette en cause. Il est probable qu’alors non seulement il a permis à son enfant de trouver le sens de sa vie, mais il lui a aussi prouvé que jusque-là il cherchait à l’aider.
Compléments :
  • Est-ce comme ceci que l’on peut lire le film Into the wild ?
  • Cette théorie rejoint tout de même celle, beaucoup plus respectable, de l’autoréalisation de Maslow. (MASLOW, Abraham Harold, Motivation and Personality, HarperCollins Publishers, 3ème edition,1987.)

Le bébé ne s’entend pas ?

L’enfant et l’adulte entendent leur voix, ce qui leur permet d’en corriger les erreurs.
Ce ne serait pas le cas du bébé, qui aurait uniquement recours pour la mise au point de sa prononciation à son environnement. Toddlers Don’t Monitor Their Own Speech: Scientific American Podcast
Appui aux thèses de Wittgenstein : la société construit la façon que nous avons d’interagir avec le monde ?
Ou, comme chez Maslow, l’homme est construit par la société, mais parvient à s’en affranchir et à penser par lui-même ?

Nuisibilité du bonus

Des économistes analysent la nuisibilité du bonus, et, plus généralement, de la stimulation par l’argent.
Si une entreprise veut vivre heureuse, elle doit sélectionner des candidats que motivent son activité et sa culture. (Why performance-related pay should get the sack | vox)
Réinvention de Maslow ?
Ce qui est curieux est que ce type de recherches recommence à être publié. Et si c’était, simplement, parce que les tenants des thèses libérales de l’individu rationnel avaient été ébranlés par la crise ? Et si la science était plus affrontement d’idéologies que rationalité ? 

Faute de psychanalystes, des médicaments

Discussion avec une spécialiste des questions de santé au travail. Je retiens :
  • La France n’ayant pas d’habitude de la psychiatrie, les personnes qui souffrent de problèmes psychologiques consultent leur médecin, qui leur donne des médicaments. Ça ne guérit pas et ça coûte très cher. Serait-ce à cause de cela que nous sommes des champions mondiaux de l’antidépresseur ?
  • Le coût de la santé de leurs employés serait en croissance rapide (15% pour certaines dépenses ?) pour les entreprises et leurs assureurs. Ils auraient décidé d’agir en cherchant à améliorer les conditions de travail des employés.
Compléments :
  • Maslow disait que l’amitié était la psychanalyse de l’homme bien portant. Notre société serait-elle par trop individualiste ?