
J’ai l’impression que l’intérêt que nous avons eu pour le Japon a correspondu à une mode. Après guerre, il exerçait une fascination. Elle se traduisait, en particulier, par les prix que recevaient ses réalisateurs. Auparavant, il y avait eu une mode soviétique. Après, on s’est interessé à la Chine, à la Corée, à l’Iran…
Raison ? Pays mystérieux ? Volonté de nous rassurer sur leur compte, en les récompensant d’appliquer les règles de notre monde – par exemple en soumettant leurs films à nos prix ?
ici, il s’agit de nouvelles qui, apparemment, s’étalent sur l’ensemble de la carrière de Mishima. Au début, on y voit un Japon américanisé, mais les valeurs traditionnelles et même les dieux japonais reviennent rapidement.
Un intérêt du livre est de montrer que ce qui nous paraît évident ne l’est pas. Il est banal de dire qu’il y a de grandes différences entre deux cultures. Mais on ne sait pas ce que cela signifie. (Ce que nous rappelle actuellement M.Trump.)
En tous cas, lorsque l’on prend la nouvelle avec un peu de recul, dans son ensemble, il me semble que les rapports entre personnages reprennent un sens universel…
(PS. Mishima semblait aussi très bien connaître la culture française.)