Grand pari

L’unité d’investissement est devenue la centaine de millions. Et cela n’étonne personne. Ce qui est surprenant.

CEO Elon Musk has staked Tesla's future on AI-powered robotaxis and humanoid robots. Here's what to know about the electric vehicle maker's pivot.

Bloomberg News (@bloomberg.com) 2026-04-24T15:30:07Z

Oracle’s $300 billion megadeal with OpenAI is testing the limits of Wall Street’s appetite for debt tied to America’s data-center boom.

The Wall Street Journal (@wsj.com) 2026-04-24T14:51:40.126920Z

Justice artificielle

Breaking News: Florida announced a criminal investigation into ChatGPT, based on messages it sent to a man who killed two people last year.

The New York Times (@nytimes.com) 2026-04-21T16:34:42.237050Z

Il y a quelques années, j’avais suggéré à un éditeur de logiciel de se méfier des Américains. Son logiciel aidait à la décision. Ne pouvait-on pas l’accuser d’avoir fait prendre une mauvaise décision ? En particulier dans un pays qui est prompt à attaquer les riches ?

Il semble que ce soit ce qui arrive à chatgpt. Ce qui n’a rien de surprenant tant il est supposé être supérieur à l’homme. Pourrait-il terminer en prison ? En tous cas, il risque d’être compliqué de rassembler des preuves contre lui : il n’en finit pas de se transformer et d’effacer sa trace…

Gain de productivité

Meta to cut 10% of jobs to ‘offset’ Mark Zuckerberg’s AI spending
Social media group plans to spend $135bn on data centres this year

Financial Times du 16 avril

L’intelligence artificielle fait des miracles. Comme on nous l’annonce depuis longtemps, elle met l’homme au chômage. Mais pas tout à fait comme on l’avait prévu. Elle coûte si cher que l’on est bien obligé de compenser cette dépense par des économies. Et quoi de plus facile que de licencier des hommes ? Surtout aux USA ?

Le phénomène n’est pas neuf. L’informatique est moins un gain qu’un coût. Je me suis d’ailleurs demandé s’il ne fallait pas voir sa main invisible derrière les déficits de l’Etat. L’Etat achète la dernière technologie, pour « être dans le coup ». Un pays dirigé par une aristocratie intellectuelle ne peut pas avoir une mode de retard. Seulement, il découvre alors qu’il ne peut pas licencier. Cela explique peut-être aussi pourquoi, selon les mots d’un ami, haut fonctionnaire et consterné, l’administration ressemble à une « pyramide inversée ».

Anti Jupiter

Si la guerre d’Iran a quelque chose de bon, c’est de nous amener à nous interroger sur l’usage et l’efficacité de l’intelligence artificielle, dont elle fait un emploi massif.

A ce sujet, je note une première. Jusque-là la guerre était la mère de l’invention, dans ce cas, les USA se servent des produits du marché.

L’intelligence artificielle fait gagner les batailles, mais perdre les guerres ? L’homme tend à lui déléguer ses responsabilités, or, elle n’a pas de vision d’ensemble. Résultat, elle démolit beaucoup, et de manière indiscriminée, mais elle ne comprend rien à la stratégie. Curieusement, comme je le note depuis des années, elle semble révéler les biais cognitifs humains. Dans le cas de l’Iran et du Hezbollah, il a été fait l’hypothèse implicite que ces sociétés étaient construites sur le modèle occidental du surhomme. Il suffisait de le décapiter pour que le pays s’effondre. Exemple type d’énantiodromie : faute de chef, M.Trump n’a plus d’interlocuteur. (Aurait-il fabriqué une société de terroristes qui n’obéissent à personne ?)

Autrement dit, le rôle de l’homme est plus important que jamais. Il doit apprendre par la pratique le bon usage de l’intelligence artificielle, ce que ne font pas les Européens, qui se sont interdit d’aller en Ukraine. Et surtout, il doit construire des sociétés résilientes. Le modèle jacobin a vécu ?

(Réflexions suscitées par Affaires étrangères.)

(M.Trump, dit-on, est soucieux de laisser une trace dans l’histoire. Il a, d’ores et déjà, réussi son coup. Une autre preuve que l’homme est tout et l’intelligence artificielle, rien ?)

Lois de la guerre

En Iran, l’homme aurait-il défait l’intelligence artificielle ?

On dit que l’armée américaine en a fait un usage magnifique. Seulement, comme au Vietnam, ceux qui semblent avoir gagné sont ceux qui n’ont pas peur de mourir. C’est aussi ce que dit la dialectique du maître et de l’esclave de Hegel. Ou les travaux de l’économiste Thomas Schelling.

Emergence

La théorie de la complexité parle « d’émergence ». Du chaos naît l’organisation, le comportement. Pourrait-il en être ainsi de l’intelligence artificielle ?

A new study from researchers at UC Berkeley and UC Santa Cruz suggests models will disobey human commands to protect their own kind. http://www.wired.com/story/ai-mod…

WIRED (@wired.com) 2026-04-01T18:34:22.699Z

Ce que j’entends, de ci, de là, concernant l’intelligence artificielle, me fait penser à 2001 Odyssée de l’espace. On compare sans cesse l’IA à un « stagiaire ». Il « fait de la lèche », et il faut contrôler tout ce qu’il fait.

Et si sa pensée numérique en arrivait à un équivalent du sentiment que ressent l’esclave pour le maître ?

(Un autre sujet qui revient dans ce blog est que l’IA semble révéler ce que l’homme a de pire en lui. Est-ce juste ? Si oui cela a-t-il une raison ? Dommage que plus personne ne pense à étudier l’IA comme hier on le faisait des phénomènes naturels ?)

Manque d’assurance

L’intelligence artificielle est imprévisible, donc non assurable !

Les agents IA hallucinent, désobéissent, effacent des données.
Des assureurs refusent désormais de les couvrir.

AIG, Great American, W. R. Berkley. Pas des acteurs marginaux. Ils ont formellement demandé aux régulateurs américains l’autorisation d’exclure les risques liés à l’IA de leurs polices commerciales.

W. R. Berkley est allé le plus loin : une exclusion absolue couvrant “tout usage réel ou allégué” de l’IA. Pas seulement les accidents. Tout usage.

(Article.)

Il y a une décennie, ou un peu plus, Google avait annoncé la fin de l’assurance. Il est possible qu’il ait eu raison, mais pas pour les raisons qu’il avançait.

Jeux artificiels

Nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Voici un emploi de l’intelligence artificielle, pour réseaux sociaux.

Le plus simple. Réinventer un processus industriel, faire croire qu’il existe. Plus subtil : jouer sur la crainte de l’intelligence artificielle, en lui prêtant des pouvoirs maléfiques. Nouveau jeu : détecter la main invisible de l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle, virus qui profiterait de la disparition du système immunitaire d’une société libérale ?

Théorie et pratique

Je reçois l’analyse de la situation économique d’un territoire. Elle est faite avec l’aide de chatgpt. 50 pages.

Un petit miracle économique inconnu apparaît. Je note l’art du « prompt » de mon correspondant : il fait sans cesse apparaître de nouvelles pépites. Jusqu’à ce qu’il demande pourquoi telle entreprise se délocalise. Brutalement, l’IA révèle que ce qu’elle venait de qualifier de réussite tourne au vinaigre. Le territoire tremble. Les syndicats et les élus sont mobilisés.

Et lorsque je demande à un ancien dirigeant des services du département ce qu’il pense du reste du panorama, il me répond qu’il correspond plus aux espoirs des développeurs économiques qu’à la réalité, triste.

Qui nous dit de nous méfier de l’intelligence artificielle ? Il n’existe plus de rempart entre le marketing et nous.

Rebondissement

Feuilleton de la spéculation artificielle.

Qui l’eut dit ? Les géants du GAFA, qui nagent dans les bénéfices, s’endettent ! C’est la course au « data centre ».

Comment tout cela va-t-il se finir ?

Long reliant on revenues to fuel growth, big tech firms are now borrowing heavily to build AI technology

Bloomberg News (@bloomberg.com) 2026-03-13T03:00:19Z

Quant au data centre :

The AI industry could completely transform our energy systems and bring us into a carbon-free future—but companies’ impatience could threaten communities and the environment instead, @matteowong.bsky.social reports:

The Atlantic (@theatlantic.com) 2026-03-13T17:45:16Z