J’ai entendu dire que les eaux de surface, en moyenne, avaient battu un record. Record d’autant plus curieux qu’il était en juillet, et pas en mars, comme d’habitude. Mars s’expliquant par le fait que le gros des mers est dans l’hémisphère sud. Cause évidente : réchauffement climatique. Résultante nécessaire : drame car les mers régulent le climat. (informations de la BBC.)
Quand on aborde le moindre autre sujet scientifique (j’écoutais récemment un débat portant sur l’origine de la lune, et lisais un article sur l’éruption du Krakatoa au 5ème ou 6ème siècle), les théories s’affrontent, et on ne parvient jamais très bien à être sûr que celle qui est la plus vraisemblable soit réellement juste. D’ailleurs cette théorie change au cours des ans. Dans ce cas, pourquoi ne pas nous dire le raisonnement qui a conduit à cette conclusion ? Les théories qui se sont affrontées, les hypothèses qui ont été étudiées ? D’ailleurs, que cache la moyenne ? Comment s’explique-t-elle ? Il y a eu récemment un pic de chaleur sur l’Europe du sud et peut-être ailleurs : et si c’était suffisant pour changer significativement la moyenne des eaux de surface ? Et pourquoi transformer un événement peut-être exceptionnel en une tendance permanente ? etc.
Il semble qu’il y ait une machine à informer qui transforme toute nouvelle climatique en justification du réchauffement climatique, et qui, à chaque fois, invente des conséquences toujours plus terribles. « Cancel culture » ? Les intellectuels qui nous gouvernent estiment que s’ils veulent nous amener quelque-part, ils doivent nous servir un message aussi facile à comprendre que possible ?
J’ai vu récemment passer un article de Newsweek disant, ainsi, qu’un prix Nobel de physique 2022, s’est vu refuser l’accès à une conférence, parce qu’on le soupçonnait de critiquer la « doxa » climatique. On nous parle de « consensus scientifique ». Mais « consensus » n’est pas scientifique ! Car consensus signifie critique interdite ! Plus de « découverte », l’histoire est finie ! Sans scepticisme on en serait resté à la génération spontanée ou à la religion façon foi du charbonnier. La science est remise en cause permanente. Apprentissage. La religion aussi, d’ailleurs.
D’où paradoxe : comment peut-on croire une doxa, s’il est interdit de la critiquer ? Comment se fait-il que l’intellectuel ne comprenne pas qu’il perd toute crédibilité et qu’il fait le jeu de M.Trump et de ses comparses ? Parce que, justement, il n’a plus d’esprit critique ? Il n’est plus scientifique ?