Il y a quelques années a commencé la mode du micro entrepreneur. Chaque année, des centaines de milliers de personnes se lancent dans l’entrepreneuriat. Et font faillite.
Pourquoi ? Elles n’ont pas la moindre idée de ce que signifie une entreprise. Particulièrement en France, qui est un enfer administratif. Ce sont des illuminées. Elles pensent que l’entrepreneuriat c’est la liberté, semble-t-il. Et elles sont victimes d’un massif lavage de cerveau. A la fois des entreprises (licenciement sans douleur), de l’Etat et de Pôle emploi (elles sortent des chiffres du chômage), du GAFA, qui leur fait croire que vendre c’est abreuver les réseaux sociaux de fautes d’orthographe, et de toutes les idées socialement avancées des influenceurs de la morale bien pensante.
Le plus surprenant est qu’elles ne sont pas les seules à se bercer d’illusions. Je mène une étude auprès des « start-up industrielles ». J’ai même publié plusieurs rapports à leur sujet. Eh bien, avec le recul, un petit recul de quelques mois, je suis surpris par le nombre de faillites de celles qui paraissaient les mieux installées. J’imagine qu’elles doivent incriminer les investisseurs, qui ne croient pas en elles. Seulement, lorsque l’on se penche sur leur histoire, on découvre qu’il y avait un vice dans leur modèle économique, une « erreur de débutant ». Au contraire, c’est grâce à la générosité des financements publics qu’elles sont allées aussi loin en dépit d’un handicap rédhibitoire.
Morale ? L’homme est bien peu régi par la raison. Il est le fruit des idées du moment.