Sur le tard, je me suis intéressé à la philosophie.
Drôle de chose que la philosophie. Notre société considère les étudiants de philosophie comme des égarés, alors que le diplômé de philosophie est révéré, comme une autorité. La cohérence n’est pas le propre de l’homme.
Philosophie, art de la sagesse ? Les philosophes sont incompréhensibles et se critiquent les uns les autres. D’ailleurs, si on les adore, qui les lit ? Quelle influence ont-ils sur la vie de la plupart d’entre-nous ? (Heureusement ?)
Et, parlent-ils de nous ou d’eux-mêmes, êtres élevés hors sol ? Et si leurs théories complexes n’étaient qu’une rationalisation de la façon dont ils aimeraient que la société les laisse vivre ? Et si, derrière toute leur abstraction, si séduisante pour le néophyte, il n’y avait que des réalités banales ?
Toutes ces réflexions m’ont amené à un paradoxe. L’erreur philosophique est productive. Elle offre un excellent exercice à l’esprit. L’exercice de la critique « constructive ». Celui de la liberté ?