Étiquette : influence
Apprenons la manipulation avec les Anglo-saxons ?
Manipulation et conduite du changement
Dans mon précédent billet je disais que l’homme semble avoir la capacité de créer une sorte d’opinion publique artificielle, et de calquer son comportement sur elle. Cela est généralement utile. Exemples :
- Expérience de Thomas Schelling : si vous donnez une carte à des membres d’un groupe dispersé et leur demandez où sont susceptibles d’aller les autres, un grand nombre va indiquer un même endroit (une fourche d’une rivière, par exemple). Ils peuvent ainsi se retrouver sans avoir besoin de communiquer. (Cf. « les grands esprits se rencontrent ».)
- Le langage. On n’écrit pas ce que l’on pense, mais ce qui est susceptible d’être compris. (C’est pourquoi, j’essaie de simplifier mon vocabulaire. Et de réduire la longueur de mes phrases.)
Utiliser la stupidité de la foule n’a cependant pas que des avantages. En effet, quand elle découvre qu’elle a été bernée, la dite foule est prête à écouter le premier démagogue venu. Serait-ce ce qui fait le succès des partis extrémistes un peu partout en Occident ?
Corruption : et si la Chine se purgeait de l’Occident ?
Hamas, Ukraine, drones, marché et individu
Le totalitarisme est le propre de l'Occident
Une tendance naturelle de l’individualisme est la recherche de son intérêt personnel. Donc la négation de l’autre. Lorsqu’un individu acquiert un avantage quelconque (il s’enrichit, réussit des concours, etc.), son succès le renforce dans ses certitudes. Alors, il s’auto proclame « élite ». Et cherche à convaincre la population d’accepter un statu quo qui l’avantage, en lui expliquant qu’il a un talent hors du commun. D’où la vogue du darwinisme. Ce travail de conviction est une manipulation de l’inconscient collectif : « l’influence ». Un art dont les Anglo-saxons sont des maîtres, et dont l’outil premier est l’éducation. Totalitarisme.
Après (20)14, les années folles ?
Il y a 100 ans, l’attentat de Sarajevo donnait le coup d’envoi de la guerre de 14. Nous entrons dans une période de souvenirs et d’interrogation sur nous-mêmes. En particulier, j’en suis venu à me demander si nous ne pourrions pas connaître des années folles. Voici pourquoi :
Le travail que je fais pour ce blog m’amène à constater que notre cerveau a été lavé. Pour simplifier :
- La gauche nous dit que nous sommes l’incarnation du mal. Racistes, colonialistes… Repentons-nous.
- La droite nous dit que nous refusons le changement. C’est-à-dire le marché et ses créations, le numérique en premier lieu. Si nous ne sommes pas de bons collabos de l’entreprise, c’est le chômage.
Nous n’avons plus le droit de parler, et notre inconscient a fait sien cette interdiction. Nous nous croyons coupables. Ce procédé est sûrement aussi vieux que le monde. C’est ainsi qu’une classe maintient ses privilèges. Mais pourquoi continuer ? Et si le bonheur était au coin de la rue ?
(Sur l’invention de l’enfer par Platon, et sa réutilisation par l’Eglise : ici.)
Besoin d'honnêteté
Je retrouve le message d’Humble Inquiry dans Talk lean (billet précédent). Phénomène de société ?
Nous ne savons plus qui croire. Tout est manipulation. Le seul moyen de revenir à du solide est d’essayer de retrouver des fondations fermes :
- La première de ces fondations, c’est soi. Ne parlons pas de grandes lois morales ou de la nature, mais de ce que nous sentons, ce que nous voulons. Là, nous sommes légitimes.
- Ensuite, il faut stabiliser l’autre. Il faut le comprendre suffisamment bien pour connaître celles de ses caractéristiques qui sont inamovibles. Pour cela, il faut procéder à une enquête. Cette enquête passe par le décodage de nos émotions. Elles nous disent justement que quelque chose nous échappe chez l’autre. Ce qui se fait en l’interrogeant. Mais surtout en travaillant ensemble à un projet qui est dans l’intérêt de chacun.
- Enfin, tout passe par le langage. L’implicite, dans la mesure du possible, doit être combattu.
La Poste et la conduite du changement
La Poste chercherait une directrice de la communication qui s’entende en conduite du changement. Voici ce que me dit une interlocutrice. Elle voit dans cette annonce une discrimination.
Pour ma part, j’y vois un signal inquiétant. Que cela signifie-t-il de vouloir conduire le changement par la communication ? Lavage de cerveau ? La Poste vient de changer de dirigeant, serait-ce la nouvelle ligne du Parti ? Mais je me trompe certainement. Je suis déformé par mon expérience.
Le succès est le fruit du hasard
On fait faire à des personnes, divisées en groupes, l’exercice suivant. Choisir le morceau de musique qui leur plaît. Et ce en étant relié par des réseaux sociaux. Résultat ? Effet boule de neige. Plus un morceau est populaire, plus il le devient. Mais chaque groupe choisit un morceau différent.
Le succès serait-il aléatoire ? Pas totalement. Certains morceaux n’auront jamais de succès. Et si l’on veut faire croire à la popularité de « mauvais » morceaux, c’est l’intérêt pour la musique qui s’effondre. (Le mécanisme de recommandation est vu comme n’étant plus fiable ?)
Qu’un tel hasard existe doit logiquement pousser chaque producteur, en toute bonne fois, à essayer d’influencer le mécanisme de recommandation. Celui qui gagne est alors le plus puissant. Y a-t-il corrélation entre ce que produit la puissance et ce que veut le peuple ? Si ce n’est pas le cas, il se peut alors que le peuple n’aime plus ce qu’on lui propose. Ou que ses goûts soient recodés ? L’article conclut que nous devons prendre des décisions par nous-mêmes, en nous méfiant de l’influence extérieure. Mais le monde n’est-il pas trop complexe pour que nous puissions nous passer de l’avis des autres ? Ces travaux ne sont-ils pas, avant tout, un encouragement à reconstruire des réseaux d’influence fiables ?