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Les rentiers bloquent la croissance
Chine : 15 jours pour 30 étages
Imminent écrasement de l’économie mondiale par la Chine ? Ce faisant va-t-elle la rendre durable ? Voilà ce que je me suis dit en lisant l’histoire (Meet the Man Who Built a 30-Story Building in 15 Days | Wired Design | Wired.com) d’une entreprise chinoise qui construit des immeubles de 30 étages en 15 jours, résistants aux séismes, et qui le fait de manière bien plus écologique que par les techniques traditionnelles.
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| Venu du wikipedia chinois |
Le libéralisme triomphe en Europe
C’est curieux. Alors qu’il y a une sorte d’accord sur le fait que le libéralisme est à l’origine de notre crise, l’Europe subit une grande cure de libéralisme. Partout, on taille dans les dépenses publiques et les classes les moins riches trinquent. Le Portugal, par exemple, veut transférer une partie des prélèvements salariaux payés par les entreprises sur les salariés.
Hier, j’étais en Allemagne. J’y ai vu une très belle unité industrielle. Ses clients, l’élite de l’industrie allemande, semblent l’adorer. Elle est dirigée par un Espagnol, le héros des projets impossibles est grec, et son directeur industriel est français…
La Grèce fait appel aux Cosaques ?
Aperçu du fonctionnement du chemin de fer grec :
l’OSE (2500 km dont une bonne partie en voie étroite) n’assure que 0,5 % du transport passager et 2,5 % du transport fret. Surtout, alors que ses recettes ne sont que de 100 millions d’euros par an, ses dépenses atteignent 1 milliard d’euros annuellement (…). La dette cumulée de l’OSE atteint au moins 10 milliards d’euros (soit 400 millions d’euros d’intérêts par an, ce qui représente quatre fois ce qu’il perçoit en revenus). (…) La raison de cette gabegie ? Les salaires des quelque 5000 employés qui pèsent 300 millions d’euros. (…) le salaire moyen hors charges sociales des heureux cheminots grecs s’élève à 47.000 euros par an (…) certains conducteurs de train (quasiment vides) touchent plus de 100.000 euros par an. En dix ans, les salaires ont augmenté de 50 % sans aucune augmentation de la productivité… Le coût de l’entretien d’un réseau ubuesque (…) explique le reste de ce déficit abyssal. (Les coulisses de Bruxelles.)
Le mal a-t-il du bon ?
Nous sommes minés par la conscience du mal, disait un précédent billet. Notre société est fondée sur ce principe, et, littéralement, nous en crevons.
Mais le mal n’a-t-il que des défauts ? Sauf peut-être chez quelques tribus vivant en harmonie avec leur écosystème, l’histoire de l’espèce humaine n’a été que successions de croissance et de décroissance. Par exemple, Moses Finley semble croire que la survie de la Grèce ne tenait qu’à une conquête territoriale continue, qui devait bien s’arrêter un jour. Il est possible qu’il en ait été de même pour Rome.
Le Grec n'est pas malhonnête
Paul Krugman observe que la Grèce était un pays honnête avant d’entrer dans l’euro. Elle était même parvenue à se développer à un rythme chinois. Mais voilà, la zone euro a été mal conçue: elle n’a pas, comme les USA, de dispositif pour maintenir l’équilibre financier des ses Etats. D’où spéculation et crise.
Bref, il serait bien que l’Allemagne (et les autres européens) arrête de se méfier de la Grèce, reconnaisse ses erreurs, et assume ses responsabilités…
Logique des élections grecques
J’ai entendu un universitaire grec enseignant en France dire la chose suivante :
- Le peuple grec fait des efforts depuis des années sans voir aucune amélioration. Il vit le plan de rigueur qui lui a été imposé comme une punition. En outre, elle affecte disproportionnellement les plus faibles. C’est pour cela qu’il est mécontent.
- Sa logique en termes de politique est le clientélisme. La rigueur est à l’opposé de cette logique puisqu’elle amène le parti politique à prendre de l’argent et non à en donner. Les partis traditionnels ayant échoué, les Grecs leur cherchent un remplaçant plus efficace, i.e. capable de prendre de l’argent à l’Europe.
La triste et édifiante histoire de l’euro en un graphique
Talent de Paul Krugman : trouver des graphiques qui en disent long.
Comment sauver l’Espagne
Comment sauver l’Espagne ? se demande The Economist.


