Paul Veyne ou la « contre-histoire » de l’antiquité ? (Ce qui m’apporte une certaine satisfaction : mes opinions ne sont pas aussi isolées que je le pensais.)
Socrate était, au fond, un pauvre type. Il croyait dur comme fer aux superstitions de son temps. Il a seulement essayé de faire des dieux à son image. Comme souvent, « c’est celui qui le dit qui l’est » : il ne se connaissait pas lui-même, il était prisonnier d’idées reçues. C’est pourquoi il a bu la cigüe. Quant à Platon, il s’est trompé sur toute la ligne. Mais il a eu le mérite de poser de bonnes questions.
Et les Grecs se sont emparés de l’empire romain. Revanche de l’intellectuel sur le rustre.
Paul Veyne ou l’histoire de « l’aliénation » ? L’homme est entre les mains d’a priori dont il n’a aucune conscience ? Ou encore de la séduction trompeuse de l’idée ?

