Gogol

Emission sur Gogol qui m’a fait m’interroger sur ce que nous nommons « génie ».

Gogol est typiquement russe. Il commence par se moquer de la société avant de sombrer dans une crise de mysticisme, et mourir fou.

Il est arrivé au bon moment. La littérature russe naissait. Et les littérateurs étaient rares et se fréquentaient. Si bien qu’il a profité de la notoriété et de l’aide de Pouchkine, qui lui a, en plus, fourni l’argument de ses chefs d’oeuvre.

Il me semble que sa force tenait à son art du dialogue entre personnages typiquement russes, i.e. ridicules. Ses romans étaient enchaînements de telles scènes.

Je me demande, d’ailleurs, si ce n’est pas vrai pour tout artiste. Il met au point une technique. Et il cherche des sujets pour l’appliquer. Marteau et clous.

(C’est ainsi que l’on écrit les billets pour un blog…)

Les soirées du hameau de Gogol

Cela parle d’Ukraine, et a été écrit par un Gogol de 22 ans. Une série de nouvelles. Des histoires de cosaques. Mais un cosaque paysan, truculent comme il se doit. Avec un curieux épisode romantique, voire gothique. Et une nouvelle parlant des risibles hobereaux de campagne.

Il serait intéressant de replacer ce texte dans les modes, russes et européennes, de l’époque. Il est possible que l’on y retrouverait celle du peuple, et peut-être quelque chose comme Bouvard et Pécuchet, la bêtise bourgeoise, un thème inépuisable pour l’intellectuel. 

Il est aussi possible que l’on ait beaucoup perdu dans la traduction. Car Gogol semble jouer sur le langage de ses personnages. Ce qui ne passe pas. 

Bref, à mon avis, de peu d’intérêt.