Étiquette : Globalisation
Génération globale ?
Le monde résisterait-il à la globalisation ?
(PS. Je découvre qu’un journaliste de The Economist a la même interprétation que moi de ce que dit son journal.)
L'irrésistible soft power de la globalisation
Au secours, l’Etat
La vie malheureuse du manager international
Une armée d’étudiants se répand sur le monde. Ils interviewent 4000 dirigeants pour savoir comment ils font cohabiter carrière et vie privée. Réponse glaçante : il n’y arrivent pas. Réussir l’équilibre vie – travail est au mieux une utopie, au pire un mythe. Ceux qui ont réussi, ont mis la barre de la réalisation de leurs objectifs personnels très bas (…) sous-traitant ce qu’ils voyaient comme les responsabilités familiales les plus tactiques (…). Ils limitent leurs voyages professionnels, et leurs déménagements. Ils ont travaillé dur pour résister à la tentation d’utiliser la technologie pour résoudre en même temps leurs problèmes personnels et professionnels (évitant de répondre aux email professionnels à la maison et d’éduquer leurs enfants par téléphone).
Voici comment Harvard Business Review présente un article.
Portrait d’une société globalisée et informatisée à outrance ? Ne serait-il pas temps de se demander si c’est véritablement cela que nous désirons ?
Le retour des nations ?
« The gated globe » titrait The Economist, il y a quelques temps. Ce n’est pas la fin de la globalisation, mais le retour des nations. Qu’est-ce que cela pourrait signifier ?
L’opposé de ce que nous avons vécu : le nettoyage à zéro des cultures par la « culture » du bizness (une culture réduite à néant, en fait). Pourquoi ne pas imaginer chaque nation refaisant, de nouveau, briller sa culture ? Et si l’on assistait, en particulier, à un renouveau artistique ?…
Quelles seraient les règles du jeu de la globalisation, alors ? Apprendre à connaître la culture des autres. Et cela commence, à l’opposé de la négation culturelle américaine, par le respect. Et peut-être par la crainte. (Par exemple, qu’est-ce que cela signifierait de vivre dans une culture chinoise ? Étouffement de nos libertés ?) Ce n’est qu’alors que l’on peut commencer à s’entretenir avec eux. Et si, alors, les relations internationales étaient autre chose qu’une question d’affaires? Et si l’on retrouvait la préoccupation des Mélanésiens étudiés par Malinowski pour lesquels il s’agissait de tisser des liens humains ?
Dans ces conditions, et si l’Europe avait, enfin, un avantage concurrentiel ? Si elle parvenait à constituer un ensemble de cultures en coopération efficace, peut-être pourrait-elle utiliser ce savoir-faire dans ses relations internationales ? Comme une sorte de médiateur universel ?
(A noter, que ce serait un retour à ce que l’on connaissait il y a trente ans : à l’époque on pouvait lire des livres tels que « How to do business with the Japanese » (par Boye De Mente, NTC Business Books, 1990), sans choquer personne. Quant à Malinowski, en blanc, ci-dessus: MALINOWSKI, Bronislaw, Argonauts of the western pacific, Waveland, 1984)
Inflation vestimentaire
Apprenez les langues ?
La mondialisation sera-t-elle celle des affaires ?
J’ai publié un billet sur la stratégie de l’Insead qui suscite les commentaires du groupe linkedin des anciens de cette école. L’un est particulièrement inattendu. Il provient d’un des pionniers du campus de Singapour, par ailleurs spécialiste diplômé de conduite du changement. Il explique, en substance, que l’Insead ne pouvait pas s’étendre à Fontainebleau parce qu’il est interdit d’y couper des arbres, et qu’écrire un blog en français est idiot.
Voici ce qu’entend l’Insead par « business school for the world » ? Une culture mondiale unique, celle des affaires ? J’ai bien peur que ce ne soit pas comme cela que la comprennent les Chinois, entre autres. La mondialisation de demain risque d’être une mondialisation de nations et de cultures. L’Insead victime d’une mode de management ?


