Les gouvernements doivent rendre l’avenir prévisible

Décidément Frank Knight, économiste des années 20 oublié jusqu’à peu, revient en trombe…

Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI, le cite et reprend les idées de Ricardo Caballero (Nearly) nothing to fear but fear itself) : le monde est figé par la peur. Le banquier ne prête plus, le consommateur ne consomme plus. L’État doit rendre à nouveau le monde compréhensible. En prenant en charge ce que les banquiers croient risqués ; par une politique de travaux, qui garantit l’activité économique et l’emploi, etc.

En particulier tout le monde voulant des obligations d’état, l’état peut en produire beaucoup et s’en servir pour alimenter l’économie, là où personne ne veut aller. Indirectement les investisseurs investissent dans des actifs risqués.

L’idée est intéressante, c’est ce que les économistes appellent un arbitrage : le marché est effrayé, il donne une énorme prime à la sécurité et sous-estime radicalement tout le reste, qui est sous évalué. Il y a de bonnes affaires à faire, pour l’état, et pour ceux qui ne sont pas disloqués par la peur.

Compléments :

  • Texte de Ricardo Caballero sur les raisons et les solutions à la crise.
  • Dans son histoire de l’économie, Galbraith ne consacre que quelques mots à Knight (GALBRAITH, John Kenneth, L’économie en perspective, Seuil, 1989).

Le financier face au risque

Du type d’erreur que continue à commettre le financier.

Un article dont j’ai parlé (L’illusion de l’économiste) disait que les financiers utilisaient de plus en plus les calculs de risque qui ont suscité la perte de l’économie mondiale. L’erreur commise est amusante :

Quand des modèles compliqués sont utilisés pour créer des produits financiers, le concepteur étudie l’historique des prix. Si historiquement les prix tendent à augmenter, et le risque est apparemment bas, cela va devenir la prédiction pour l’avenir. Ainsi une bulle est créée. Des prix croissants entrent dans le modèle augmentant les valorisations et augmentant encore plus les prix.

Benoît Mandelbrot explique depuis longtemps que ces modèles de risque (basés sur la loi de Gauss) sous-estiment l’exception. Ils modélisent le régime normal, alors que le risque, c’est justement ce qui ne l’est pas. Or, les exceptions sont, presque, la règle de la finance. Bill Gates est plus riche qu’un million de fois la moyenne américaine. Les crises, dans lesquelles nous passons la moitié de notre vie, font plonger les marchés de manière colossale par rapport à leurs fluctuations « normales », seules préoccupations des modèles financiers. Les lois dites « de puissance » semblent plus conformes à la réalité, dit-il.

On peut s’amuser de la stupidité de nos « élites ». Mais notre sort est entre leurs mains.

Pas possible de les contrôler. Ils ont une vie à plein temps pour produire des formules incompréhensibles et erronées. Où chercher une solution ?

  • Mon idée ordinaire est de favoriser les arrangements qui forcent le financier à décider en groupe. L’individu seul est susceptible à l’idée fixe et à l’entourloupe, lorsqu’il rencontre une difficulté. Le groupe a plus de chances d’être parcouru par plusieurs idées et sa capacité de traitement de la complexité est supérieure à celle de l’isolé.
  • Pour Montesquieu, la liberté de l’homme doit être assurée par des forces sociales qui s’annihilent (contre-pouvoirs). Ce système n’est pas immobile : la nécessité partagée le met en mouvement. Il faut que tout le monde soit d’accord. C’est ainsi qu’est construit le système démocratique : législatif, exécutif et judiciaire. Et si l’on essayait de trouver une organisation qui paralyse la décision du financier ?

Complément :

  • Mandelbrot, Benoît, Taleb, Nassim, A focus on the exceptions that prove the rule, FT.com, 23 mars 2006. L’usage des lois de puissance en économie semble devenir petit-à-petit à la mode. The Economist de la semaine dernière cite un jeune économiste prometteur, Xavier Gabaix, qui s’en sert (International bright young things). Par ailleurs l’organisation d’Internet semble obéir à ce type de lois (WATTS, Duncan J., Six Degrees: The Science of a Connected Age, W. W. Norton & Company, 2004).
  • Ce qui a décuplé l’efficacité de ces erreurs : une fois que les financiers ont cru qu’ils possédaient des mesures de risque, ils ont assemblé des produits complexes, dont les risques étaient la combinaison de ceux des produits sous-jacents. Toute l’économie a été contaminée. Et, quand on a commencé à douter des composants du mélange, l’économie a pris le contre-pied de ce qu’elle avait fait jusque-là : comme elle était méfiante, elle s’est mise à se protéger excessivement, asséchant les flux financiers. (PERSAUD Avinash, How risk sensitivity led to the greatest financial crisis of modern times, www.voxeu.org, 7 octobre 2008.)
  • Les groupes ne sont pas sans reproche : risque de consanguinité. Galbraith (Crash de 29 : contrôle impossible) montre que la classe dirigeante américaine (qui est équivalente à la classe financière) est très homogène en termes de valeurs. Du régulateur à Madoff, il n’y a en a pas un pour racheter l’autre. Le phénomène est ancien (présent en 29, et certainement avant). Comment apporter à ce monde replié sur lui-même un peu de diversité ?
  • Sur Montesquieu, et, plus généralement, la question des systèmes qui assurent la liberté de l’homme : MANENT, Pierre, Histoire intellectuelle du libéralisme, Hachette Littérature, 1997.

Crash de 29 : contrôle possible

Une solution au problème posé par Kenneth Galbraith ? Dans des billets antérieurs j’ai parlé d’un Institut Pasteur qui traquerait les innovations financières comme des mutations de virus. Les travaux de John Galbraith indiquent une façon de préciser l’idée.

  • Si le financier cherche systématiquement à se déconnecter des lois de la nature par utilisation d’un effet de levier, il est, relativement, facile de détecter la manœuvre. On sait ce que l’on cherche.
  • Il est alors possible de repérer le décollage d’un indicateur. D’autant plus que certains sont particulièrement concernés. Par exemple, le PER, le rapport entre valeurs d’une entreprise et de ses bénéfices, explose à chaque crise. Pendant la bulle Internet, il avait dépassé le pic de 29. De même le taux d’endettement des ménages américains a atteint récemment un Everest. Une fois repéré un tel indicateur en mouvement, on peut chercher s’il n’y a pas quelque part un levier à l’œuvre.
  • À froid, en période de crise, à un moment où aucun intérêt n’est menacé, un tel mécanisme peut faire l’unanimité.
  • La difficulté, c’est la phase de gonflement de la bulle. Ceux qui en profitent vont alors s’opposer à une perforation. Argument habituel : il s’agit d’une innovation.
    À ce moment, pourquoi ne pas demander au peuple de trancher. De juger avec les éléments dont il dispose s’il s’agit d’une innovation d’un type favorable, ou qui va, comme lors des précédentes crises, le jeter à la rue. Une consultation directe n’est pas nécessaire : il suffit qu’il soit informé. S’il est inquiet, il sait influencer le gouvernement.

Leçon de changement.

  • Le risque de tout changement est qu’il mette à jour un « déchet toxique », quelque chose dont l’entreprise a honte. Ce peut être un détournement de bien social. Plus souvent c’est l’incompétence perçue de tout ou partie de ses membres. La menace de la révélation est fatale au porteur du changement (cas soulevé par Galbraith).
  • Technique pour éviter le danger : proposer à l’organisation une méthodologie d’analyse de ses problèmes, qu’elle va mettre en œuvre, elle-même. Contrôle de gestion, par exemple. L’application de la méthode va montrer les dangers qui menacent l’organisation sans que qui que ce soit soit en danger. Par exemple le contrôle de gestion dit à l’entreprise qu’elle n’en a plus pour très longtemps et pourquoi. Ses dirigeants sont en face de leurs responsabilités : est-il judicieux de continuer leurs dépenses somptuaires ?

Compléments :

Crash de 29 : contrôle impossible

Suite des remarques de John Galbraith (Crash de 29 : mécanisme) : les responsables du contrôle sont les plus compromis.

  • En 29, comme lors de la Bulle Internet ou des subprimes, les organismes régulateurs étaient impuissants.
  • Soit ils étaient convaincus d’une saine croissance, soit ils subissaient la pression de puissants en enrichissement accéléré.

Idem en France : qu’il s’agisse des malheurs du Crédit Lyonnais ou de ceux de France Télécom, on a accusé un défaut de contrôle. Leurs dirigeants étaient des inspecteurs des finances et l’Inspection des finances, responsable du contrôle de la gestion des biens de l’Etat, ne contrôle pas les siens. L’homme est soumis à la pression du groupe, au lien social, arme de destruction massive de changement. Comment peut-on s’attendre à ce qu’un organisme contrôle le reste de la société ?

BCE contre-exemple ? N’a-t-elle pas fait preuve d’indépendance ? Son action a-t-elle été judicieuse ? Quoi qu’il en soit, l’indépendance est dangereuse : l’homme seul est victime de biais. C’est justement le rôle de la société de l’éviter. Déprimant.

Compléments :

John Galbraith, sur le Crash de 29

John Galbraith sur le crash de 29 (Toutes les crises se ressemblent).

  • On parlait déjà, à l’époque, d’innovation financière.
  • Une innovation était l’investment trust. Un fonds d’investissement. Un concept importé d’Écosse et d’Angleterre. Succès brutal.
  • Les actions représentaient un tiers des sommes nécessaires aux investissements. Du coup dès que la valeur des actifs détenus par la société augmentait, seules ces actions pouvaient en profiter. Et elles en profitaient massivement. Une augmentation de 50% de la valeur des actifs augmente celle des actions par 2,5. Effet de levier. Et on constituait des trusts de trusts de trusts…
  • Mieux, ces trusts croisaient les participations, ce qui augmentait leur valeur.
  • Des personnes s’étaient spécialisées dans la minibulle spéculative : elles investissaient dans certaines sociétés, donnant ainsi le signal de la spéculation, dont elles profitaient, ayant été les premières à investir.
  • Rapidement la valeur du trust est déconnectée de celle de ses participations (qui ne sont pas connues !). On va jusqu’à spéculer sur les compétences de l’équipe de gestion du fonds, supposée faire des miracles.
  • En outre, il est possible que les spéculateurs les plus avertis n’aient pas eu peur d’un retournement du marché : ils pensaient pouvoir le prévoir, et en profiter (short selling). Et l’amplifier.
  • Des bourses se créent partout. Stratégie ? Être peu curieuses de la solidité des entreprises qui s’inscrivent chez elles.
  • Quand la bourse dégringole, l’effet de levier joue à l’envers.

Pistes de réflexion :

  • Le phénomène à l’œuvre est plus subtil que la simple spéculation, il s’agit de chercher un « effet de levier », qui démultiplie, vertigineusement, les gains. En fait, le financier cherche à trouver un véhicule dont il arrive à déconnecter la valeur de celle des actifs qui le sous-tendent. C’est exactement ce qui s’est passé dans le cas des subprimes.
  • L’investisseur professionnel, le dirigeant de l’investisment fund ou du hedge fund, est mieux informé que le reste de la population. Et il a beaucoup plus de moyens qu’elle. Il peut déclencher des mouvements dont il profite. Il peut même profiter des retournements. Il est possible, cependant, que ce soit une illusion. Il est piégé. Mais il a causé la crise.
  • Cette recherche d’effet de levier est incessante dans l’histoire américaine (d’ailleurs, juste avant le Crash, il y avait eu une spéculation du même type sur l’immobilier en Floride). Le danger rode.

Compléments :

  • Ce mécanisme est la négation de l’idée d’Adam Smith selon laquelle, en cherchant son intérêt égoïste, l’homme fait le bonheur collectif.
  • Je me demande si le changement brutal des prix des matières premières n’obéit pas à un mécanisme du type précédent. J’entendais samedi matin que le prix du caoutchouc a été divisé par 2 en 1 mois, le pétrole est passé de 150 à 60$ en peu de temps. Les fluctuations de l’offre et de la demande peuvent-elles expliquer des mouvements aussi amples et soudains ?
  • Short selling : Porsche ruine les hedge funds .

Toutes les crises se ressemblent

En cherchant une référence, je tombe sur la citation suivante :

The market will not go on a speculative rampage without some rationalization. But during any future boom some newly rediscovered virtuosity of the free enterprise system will be cited. It will be pointed out that people are justified in paying the present prices – indeed, almost any prices – to have an equity position in the system. Among the first to accept these rationalisations will be some of those responsible for invoking the controls. They will say firmly that controls are not needed. The newspapers, some of them, will agree and speak harshly of those who think action might be in order. They will be called men of little faith.

GALBRAITH, John Kenneth, The Great Crash 1929, Mariner Books, 1997. (Première édition : 1954.)

Greed and fear

Après l’euphorie de l’annonce du plan de sauvetage américain de l’économie, les bourses cèdent à la panique.Toutes les crises ont suivi le même scénario : des mouvements de balanciers violents. Dans certains cas il y a eu dévissage. Dans d’autres stabilisation. Réflexions :

  • « Greed and fear » le moteur que l’Anglo-saxon prête à l’économie me paraît à l’œuvre. Dans la phase ascendante de la spéculation, l’investisseur est aveuglé par l’appât du gain. Puis, il se demande s’il ne devrait pas céder à une saine panique.
  • Baisses boursières brutales = messages envoyés aux gouvernements ? Pouvons-nous croire en vous, ou devons nous prendre nos jambes à notre cou ?
  • Spectacle de l’abjection humaine ? Ou spectacle d’un homme laissé à lui-même et qui prend peur comme l’enfant dans le noir ? Qui appelle sa maman à l’aide, après avoir joué les matamores quand il se croyait en sécurité ?

Message récurrent dans ce blog : la crise c’est le drame de l’individualisme. Le businessman doit se faire des amis hors de son cercle. Il doit se rabibocher avec la société. C’est une gentille maman.

Compléments :

  • Pour revivre d’autres crises: GALBRAITH, John Kenneth, The Great Crash 1929, Mariner Books, 1997 ; KRUGMAN, Paul, The Return of Depression Economics, Princeton 1999 ; CASSIDY, John, Dot.con: How America Lost Its Mind and Money in the Internet Era, Harper Perennial, 2003.
  • Comment traiter une crise ? Par la communication de crise : comprendre ce qui terrorise le petit financier (attention : c’est irrationnel) et y répondre. Le livre de Paul Krugman montre cette technique à l’œuvre lors de la crise asiatique de 1997. Présentation technique : Communication de crise.

Récession

Nos craintes de récession illustrent un principe important. Une société est guidée par des règles. De temps en temps, elles suscitent un cercle vicieux. Conduire le changement, c’est soit prendre ce cercle à l’envers, soit compléter nos règles directrices.

Il est fréquent, en Allemagne, que lorsque les résultats d’une entreprise sont mauvais, son personnel, cadres supérieurs en tête, acceptent une diminution de salaire. Pas de licenciement. Il semblerait aussi que la Russie (Changement en Russie) ait survécu à la crise des années 90 (PIB divisé par 2) par le troc et la solidarité, les entreprises ayant conservé leur rôle social soviétique. Les communautés dites « primitives » sont bâties sur le principe de la solidarité : elles absorbent les chocs en bloc.

En termes de conduite du changement voici quelque chose de fondamental :

Le comportement des membres de toute communauté humaine est guidé par des règles. Elles sont principalement implicites, inconscientes. Généralement, elles sont efficaces. Mais les événements peuvent les prendre en défaut. D’où cercle vicieux parfois fatal.

Première technique de conduite du changement : transformer un cercle vicieux en cercle vertueux

Tocqueville : « Chaque gouvernement porte en lui-même un vice naturel qui semble attaché au principe naturel de sa vie ; le génie du législateur consiste à bien le discerner ». Le génie du législateur c’est de prendre le cercle vicieux à contre. Keynes : relancer la croissance par la dépense de l’État. Le Brain trust de Roosevelt : organiser des ententes entre oligopoles dominant l’économie ; leur demander d’augmenter leurs prix en échange de l’embauche de personnels.

Mais, dans certains cas, ce n’est pas possible : les règles existantes ne permettent pas la survie. Il faut les compléter. Coup d’œil aux nôtres :

Seconde technique : faire évoluer la culture du groupe

La parole est à Adam Smith. Pour lui Richesse des nations égale biens matériels qu’elles produisent. Progrès ? Produire de plus en plus. En 1776, il avait déjà formulé notre conception du monde (PIB et croissance). Or, elle ne va pas de soi.

  • D’ordinaire, nous pensons que notre richesse est notre possession pas notre production. C’est pour cela que l’économie se comporte étrangement. La destruction lui fait du bien : reconstruire, c’est produire. Elle est peu attachée au « capital », même s’il est productif.
  • Ce qui n’a pas été touché par l’homme n’a pas de « valeur ». Une étendue de terre ne vaut rien, jusqu’à ce qu’elle soit transformée en dépôt d’ordures.
  • Le « capital social », l’ensemble du savoir-faire accumulé par une communauté, ne vaut rien. Toutes les cultures qui ne sont pas assez résistantes sont mises à sac, pour en extirper quelques biens (l’or du Pérou ou les esclaves d’Afrique). Celles qui survivent ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes (la Chine).

Personne n’est épargné. Eamonn Fingleton a montré que l’industrie ne fait que développer son avantage concurrentiel (lié à ce capital social). Bien gérée, elle est quasiment indestructible. L’économie américaine ne l’a pas compris et l’a sacrifiée aux services, qui ne présentent pas de telle barrière à l’entrée. On est au cœur du débat sur la durabilité. La terre n’est pas gérée comme un « bien commun », dont la capacité est limitée ; dont on ne tire pas plus qu’il ne peut donner ; et que l’on entretient. Nous pensons la ressource illimitée. Ou, comme le disaient les philosophes anglais du 18ème siècle (Droit naturel et histoire), que l’homme est à l’image de Dieu : il crée du néant.

Si l’on voulait faire évoluer les règles qui nous guident, comment s’y prendre ?

  • Impossible de les éliminer purement et simplement, elles sont dépendantes les unes des autres, et imbriquées dans notre comportement collectif. Les détruire, c’est nous tuer.
  • Rester dans leur logique. C’est ainsi que l’on a commencé à donner une « valeur » à ce qui n’en avait pas auparavant (cf. les échanges de « droits à polluer »). Il n’est pas inimaginable de faire cohabiter une croissance échevelée et l’entretien d’un capital partagé.
  • Nécessaire consensus global. Ce consensus est possible parce que l’humanité, comme l’entreprise, présente des mécanismes qui permettent à la fois la modification des codes de lois globaux, et la diffusion des nouvelles lois (c’est ce que j’appelle « ordinateur social »).

Sur ces sujets :

  • GROSSACK, Irvin M., Adam Smith : His Times and Work, Business Horizons, Août 1976.
  • FINGLETON, Eamonn, Unsustainable: How Economic Dogma Is Destroying U.S. Prosperity, Nation Books, 2003.
  • Capital social et bien commun : Governing the commons.
  • Brain trust et crise des années 30 : GALBRAITH, John Kenneth, L’économie en perspective, Seuil, 1989.
  • Une double remarque : 1) une théorie de Richard Dawkins : les règles d’Adam Smith avaient un avantage compétitif sur les règles qui leur préexistaient, elles les ont balayées (DAWKINS, Richard, The Selfish Gene, Oxford University Press, 2006) ? 2) illustration de la théorie selon laquelle la marche du monde ne va pas systématiquement vers une complexité croissante (la richesse culturelle a été remplacée par quelques biens matériels à faible QI) ? (Les changements du vivant.)