Curieuse chose qu’une société. L’enfant remplace l’homme. Et, pour cela, il doit repartir de zéro. Et la transmission se fait, finalement, très peu par l’école. D’une génération à l’autre, beaucoup se perd. Et l’on perd surtout les raisons des comportements collectifs un moment dominants, qui résultent de l’expérience. L’hédoniste M.Clinton se souvenait-il, quand il les a démantelées, que les lois qui contrôlaient la finance, étaient une réaction à la crise de 29, vue comme l’origine de la seconde guerre mondiale, et du nazisme, menace d’anéantissement de l’humanité ?
Il est possible que ce soit ainsi que procède la vie. Elle est recréation permanente. Comme il y a continuité, il y a souvenir. Mais un souvenir imparfait, qui parfois est interprétation erronée.
Phénomène bizarre. Ce changement est double. Il y a un changement apparent, qui n’en est pas un parce que ce n’est qu’une reproduction par d’autres moyens de l’existant, et un changement dissimulé, mais qui, lui, produit des résultats, qui correspond à une nouvelle interprétation, peut-être erronée, de ce qui précédait, comme l’histoire de la plume, peut-être accessoire esthétique ou thermique, devenu moyen de transport.
Dans ces conditions, y a-t-il un peu de continuité ? Un « principe » fondamental, parvient-il à se maintenir ?