Complexité évolutive

Apparemment, l’évolution des espèces ne serait pas un processus progressif et lent, mais de longs calmes-plats seraient suivis de sortes de feux d’artifice. (Article.)

Je me demande si le changement humain n’est pas de ce type. Par exemple, j’ai toujours été surpris par l’évolution de la physique. Jusqu’à l’après guerre, elle semblait suivre une ligne droite, puis elle a divergé en une multitude de spécialités. Il en est un peu de même des sports reconnus par les jeux olympiques. Bientôt, il y aura des médailles pour tout le monde.

Maternalisme

the authors propose that high levels of prenatal sex steroid hormones in the womb, combined with increased placental function, may have made human brains larger and more interconnected. At the same time, a lower ratio of androgens (like testosterone) to oestrogens may have led to reductions in competition between males, while also improving fertility in females, allowing humans to form larger, more cohesive social groups.

Article.

Ce qui aurait fait le succès de l’espèce humaine se jouerait dans le placenta, il aurait fait de nous une espèce féminine, ce qui a de nombreux avantages.

Alors, le féminisme actuel serait-il la fin de l’histoire ? Peut-être. Car il est exceptionnellement agressif : chant du cygne du masculinisme ?

TAN et cerveau

Ancienne émission portant sur l’évolution de l’homme.

Il en ressortait que notre « zéro artificialisation nette » a quelque chose de ridicule. Car il n’y a rien de plus artificiel que l’agriculture, et que la nature.

Quant à l’homme, son cerveau rétrécit, alors que, jusqu’ici, la constante de son développement était la croissance. Explication possible : spécialisation.

En fait, comme semblent le montrer les travaux de Robert Cialdini, l’homme utilise le moins possible son cerveau. Il suit des euristiques (si quelqu’un semble admiré, je dois adopter son opinion, par exemple). Avenir de zombies ?

Heureusement, peut-être, tout Yang a un Yin : dans ce cas, l’individualisme, qui cherche à exploiter les règles implicites de la société à son profit, et qui nous rappelle, de temps à autre, de nous tenir sur nos gardes ?

L’homme et l’énergie

L’évolution humaine pourrait s’expliquer par une question d’énergie disait un cours du Collège de France. Une énergie consommée par le cerveau. Cela ressemble à ma vie professionnelle : l’histoire de notre espèce est celle d’un permanent « reengineering » de façon à faire des économies d’énergie d’une part, pour que, d’autre part, le cerveau puisse consommer toujours plus.

La bipédie aurait été un premier coup de génie. Puis une modification de notre alimentation aurait permis à notre système digestif de gagner massivement en productivité. Gain récupéré par le cerveau. Enfin, la conception de l’enfant, elle même, serait optimisée.

Il commence par avoir un exceptionnellement petit cerveau, par rapport aux autres primates. Si bien que, dans le ventre de sa mère, il consomme peu. Sorti de là, ce cerveau se développe rapidement, consommant initialement 70% de l’énergie qu’il reçoit. La mère ne peut y suffire, et le sèvre rapidement. C’est alors à la communauté de l’alimenter.

(Prochaine étape : transhumanisme, de façon à pouvoir utiliser l’énergie des centrales nucléaires ?)

Rire

Le rire ne serait pas le propre de l’homme ! Les animaux rient.

Apparemment, le rire est sélectionné par l’évolution : moins on rit, plus on serait agressé.

L’homme aurait tout de même une particularité. Il aurait deux rires. L’un, incontrôlé, qui remonte à la nuit des temps, et l’autre, plus ou moins volontaire, qui exprime une sorte d’accord avec son interlocuteur.

L’homme serait-il un animal social, dont le propre serait la manipulation ?

Utilité de l’homme

Surprise de l’année : l’homme aurait une utilité.

Le jeune éléphant mâle devient tout fou à la puberté. Il suffit qu’un mâle apparaisse, pour qu’il se calme, et ait une adolescence sans histoire. Il semblerait qu’il en soit de même pour l’espèce humaine, mais aussi pour l’adolescente. (Naturebang, de la BBC.)

Difficile de savoir ce que l’on peut en tirer ? Si vous êtes un peu déglingué et mal dans votre peau cela tient à ce que votre père (ou beau-père) n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités ? Théorie de « l’ancrage » de Boris Cyrulnik ?

En tous cas voilà qui donne un espoir à une espèce menacée ?

Superman

Would you like an extra thumb?
Cambridge researchers have designed and tested a third thumb – a controllable, prosthetic extra digit – on members of the public, who had little trouble in learning how to use it to pick up and manipulate objects.

Article

La même lettre d’information dit :

Sensors made from ‘electronic spider silk’ can be printed directly on human skin
Researchers have developed sensors that can be directly printed onto a wide range of biological surfaces, whether that’s a finger or a flower petal. This low-waste and low-emission method for augmenting living structures could be used in a range of fields, from healthcare and virtual reality, to electronic textiles and environmental monitoring.

Article

Homme « augmenté » ? Bonheur augmenté ? La particularité de l’homme, en tant qu’espèce, semble d’être de s’acharner sur lui-même. Constatation de la systémique : un petit avantage à court terme produit un gros désagrément à long terme, que l’on compense en s’entêtant dans l’erreur… L’erreur est un formidable moteur du changement. C’est peut-être ce qui a fait de l’homme un explorateur. L’erreur est humaine, avais-je l’habitude de dire.

Complexité

Using state-of-the-art computer simulations of fossils from the Ediacaran time period – approximately 565 million years ago – scientists discovered how these animals mixed the surrounding seawater. This may have affected the distribution of important resources such as food particles and could have increased local oxygen levels.

Through this process, the scientists think these early communities could have played a crucial role in shaping the initial emergence of large and complex organisms prior to a major evolutionary radiation of different forms of animal life, the so-called Cambrian ‘explosion’.

Article

La simulation fait des miracles, et recrée le passé à partir de presque rien ? Et l’on se dit que nous résultons d’une chaîne de phénomènes hautement curieux et improbables ?

La concurrence dans le sang ?

La concurrence au sein d’une espèce vivante créerait des sous-espèces spécialisées pour exploiter des niches écologiques. Jusqu’à ce qu’elles soient toutes occupées.

L’homme aurait subi le même phénomène. Avec une curiosité : au fur et à mesure qu’il sature ses niches, de nouvelles espèces d’hommes apparaissent. Il semblerait que cela soit dû au fait que chaque espèce invente un type d’outil lui permettant de faire surgir une nouvelle « niche ». Jusqu’à ce qu’homo sapiens mette tout le monde d’accord. Article.

L’homme serait-il avant tout une « espèce sociale » ?

(En tous cas, cette théorie rappelle celle de Michael Porter, concernant la stratégie d’entreprise. Avec la différence qu’il ne semble pas y avoir d’entreprise qui soit capable d’éliminer toutes les autres. La création de nouvelles « niches » est permanente.)

Fin de l’histoire

Ce qu’il y a de curieux avec l’histoire de l’homme moderne, c’est à quelle vitesse il se transforme. Pour les autres espèces on parle de centaines de millions d’années, pour nous, on compte en milliers.

Lorsque j’ai utilisé mon premier blog, j’ai commencé par changer plusieurs fois de format. Puis, plus rien. Et s’il en était de même de l’histoire de toutes les espèces ? Quelques milliers d’années pour trouver sa place, occuper sa niche, puis des millions de sommeil ?