Lorsque j’entends tout le mal que l’on dit maintenant d’eux, je ne peux que le rappeler que nous fûmes fiers de notre Etat et de nos services publics.
Etrangement, ils ont commencé à être critiqués alors qu’ils étaient au faîte de leur gloire. L’Etat n’est pas la solution mais le problème. Et petit à petit, effectivement, ils se sont détraqués. Mais, et c’est là le principal paradoxe, ils n’ont fait que grossir, alors qu’ils étaient aux mains de ceux qui les critiquaient.
Que s’est-il passé ? En grande partie un lavage de cerveau. Par des sophismes à la Boris Johnson, on nous a expliqué que l’économie de marché, qui n’a réussi nulle part, était la panacée. Que l’argent était la mesure de toute chose. Et l’Etat est devenu l’organisateur du marché ! Il devait avoir de grandes ressources pour pouvoir l’imposer.
Qu’est-ce qui rendait le service public d’après guerre efficace ? La gloire. On croyait avoir trouvé le nirvana : le progrès. Et l’administration était là pour le réaliser. C’était un honneur de lui appartenir. Mais l’élan s’est perdu. Et le marché a peut-être été une maladie opportuniste.