Pour Hegel, et de Gaulle, l’Etat était le bien. Marx constate qu’il fait ce que veulent ceux qui le dirigent, ce qui n’est pas l’intérêt général. C’est probablement ce qui est arrivé à la France : depuis des décennies, le citoyen français « vote contre ». Dernièrement, il a décidé de paralyser le gouvernement. Prochaine étape : le détruire, à la Trump ? Et le phénomène n’est pas propre à la France.
Alors comment contrôler l’Etat ? Marx voulait le liquider. Proudhon pensait que s’il n’y avait plus qu’une classe moyenne, il n’y aurait plus de conflit. Elinor Ostrom propose des techniques de contrôle des « communs » (cf. le code de la route, qui permet de contrôler le comportement des automobilistes).
En attendant, il y a peut-être plus simple, c’est la « croissance ». Quand un pays se développe, ses habitants ont autre chose à faire qu’à se chercher des noises. Et même, comme on l’a vu après guerre, il doit organiser leur travail de façon à atteindre ses objectifs. C’est ce que Kurt Lewin appelle le changement planifié. Autre nom du changement démocratique.