Une des découvertes de ce blog est que nos grands hommes ne le sont pas autant qu’on le dit.
En fait, s’ils sont grands, c’est par la dimension de leurs erreurs. Tous ont cru avoir trouvé la pierre philosophale. Seulement, ce qu’ils ont trouvé est important pour la pensée humaine. Ne serait-ce que parce qu’il faut s’en méfier.
En dehors de cela, le plus frappant est que le grand homme n’est pas très malin. Au fond, il utilise une forme de bon sens qui n’est vraiment pas très sophistiqué. Il a des préjugés. Et le préjugé est l’ennemi de la raison.
D’où vient ce phénomène ? Deux idées :
- Jusqu’ici, il y avait peu de personnes qui avaient une éducation supérieure. D’une part, le gros de la population était incapable de juger de la qualité de leur pensée, d’autre part, ils pouvaient dire ce qu’ils voulaient sans aucune contradiction. Ce qui leur donnait certainement une arrogance excessive. Jusqu’à se proclamer « élite ».
- Pour parvenir à émettre une pensée intéressante, il faut un long travail, du type de celui que demande une thèse, ou la fameuse « décennie qui fait les génies » de la littérature anglo-saxonne. Notre pensée spontanée est primitive.