Nouvelle droite

Que vouliez-vous qu’il fit ? – Qu’il mourut ! Le combat de Laurent Wauquiez n’est-il pas désespéré ? Mais, sauf à faire allégeance à M.Macron, quel autre choix ? Mélenchon, ou rien ?

En termes marketing, il existe peut-être un « positionnement » pour lui. J’ai noté que l’électorat qui a été fidèle à M.Sarkozy, contre M.Hollande, avait des valeurs très particulières. Valeurs « conservatrices » au sens des Versaillais de la Commune ou des résistants à la Révolution. Il serait peut-être plus juste de dire « possédants ». Le combat de M.Wauquiez est celui des Catalans et Daesh : créer une communauté. Ce qui demande, semblent dire ces deux cas, un endoctrinement.

J’entendais une universitaire expliquer qu’il avait les compétences nécessaires. Il est ce dont déborde la gauche, et manque traditionnellement à la droite : un intellectuel. Cependant, il fait face à deux handicaps. Tout d’abord, la bien pensance de gauche pollue la parole de droite. Elle ne parvient pas à se décomplexer. Ensuite, les mouvements conservateurs n’ont pas laissé en France un bon souvenir.

Paris ne s’est pas fait en un jour. Travaillez, prenez de la peine… ?

France éternelle ?

Ce blog m’a amené à deux constatations qui me plongent dans un abîme de perplexité.

  • J’ai fini par rattacher les thèses de Nicolas Sarkozy à celles des Versaillais et de ce que René Rémond appelle la première droite. Celle qui s’est opposée à la révolution. 
  • Quant à la gauche et ses appels à la repentance, son obsession de la défense de « victimes » de la société, sans papiers, homosexuels, colonisés… elle fait penser à l’église catholique. 

Pourtant, il n’y a apparemment aucun lien entre la France d’aujourd’hui et le passé !? Et s’il y avait une explication systémique ? Et si les mêmes causes produisaient les mêmes effets ?

  • Les contre révolutionnaires étaient-ils des privilégiés avant d’être des nobles ? Quant à l’Eglise, exploitait-elle à son profit la mauvaise conscience qu’elle avait provoquée ? Les deux avaient en commun d’être des individualistes qui exploitaient une communauté.
  • A-t-on la même chose aujourd’hui ? D’un côté des privilégiés, de l’autre des bien pensants ? Tous individualistes. Leur affrontement leur est bénéfique puisqu’ainsi ils ne laissent plus de place aux doléances d’une majorité qu’ils peuvent donc exploiter.
Ce n’est pas tout. Le dispositif fonctionnait aussi parce qu’il était contrebalancé par l’alliance du roi et du peuple, roi remplacé par un président, dans la 5ème République. Que le roi soit devenu individualiste depuis le départ de De Gaulle serait-il un facteur d’instabilité ?