Les contes du lundi d'Alphonse Daudet

Petits textes tout simples de quelques pages chacun. La première partie du livre a pour thème la guerre de 1870, la seconde est une collection de nouvelles sans réel fil directeur. 

Leur particularité ? Elles racontent des vies de « petites gens », qui subissent l’Histoire. Il n’y a pas de bons et de mauvais, ici. Alphonse Daudet n’est pas de notre temps. D’ailleurs, il n’y a pas que des hommes dans ces contes. On y trouve aussi le reportage d’un jeune perdreau le jour de l’ouverture de la chasse. Une métaphore ?

Les lettres de mon moulin

Afficher l'image d'origineJ’ai relu les lettres de mon moulin. J’avais besoin de soleil et de calme. Eh bien, les lettres ne parlent pas que de contes provençaux, comme je le pensais. Il n’y a pas que les messes basses, la chèvre de Monsieur Seguin ou le préfet qui écrit des vers. Il est aussi question de la Corse et de l’Algérie. La France des Français ordinaires ? En tout cas, de gens qui font face à l’adversité. Mais qui ne lui en veulent pas. Et qui restent droits dans la tourmente. Ce qui suscite, peut-être, l’étonnement, et l’estime, d’Alphonse Daudet.

(Apparemment, Daudet n’aurait jamais habité son moulin, et il se pourrait même qu’il n’ait pas écrit ses lettres, ai-je lu dans wikipedia…)

Le dirigeant comme handicap

Une étude américaine semble parler de la France, de ce que j’appelle d’habitude le syndrome des Contes du lundi.

Pourquoi tant de dirigeants sont-ils incompétents ? Parce qu’ils négligent les contraintes de la réalité, pour une théorie évaporée. Parce qu’ils ne cherchent pas à ce qu’on leur dise la vérité. Pourquoi est-ce que les entreprises réussissent, alors ? Parce que quelques individus, effrayés par le chauffard qui la conduit, prennent son sort en main.
C’est la lourdeur du handicap qui fait du canasson un champion : si vous voulez une entreprise forte, recrutez un mauvais dirigeant. (L’application au cas de la nation est laissée au lecteur.)