Film de Julien Duvivier, 1935.
Étiquette : colonialisme
Libéralisme pour les gogos ?
L’historien de l’économie Paul Bairoch montre que le monde a très peu connu le libéralisme (libre échange).
- L’Angleterre du 19ème siècle. Une industrie fortement exportatrice, et sans concurrence, et qui, pour maintenir des salaires de misère, a besoin d’importer à coût minimum de quoi nourrir cette misère.
- Les pays faibles (tiers monde, un temps, la Chine, la Turquie…) que les forts rançonnent.
Logique chinoise
La politique (extérieure) chinoise serait guidée par :
- Son besoin de pétrole.
- Son désir d’éviter des troubles intérieurs.
- Son obsession de ne pas paraître un colonisateur.
L’Angleterre sous la botte émergente
Tata en tête, les entreprises des pays émergents achètent l’économie anglaise. « Une raison du succès de la Grande Bretagne est que son économie est relativement ouverte : il est plus facile d’acheter une entreprise anglaise qu’une américaine ».
Colonialisme
Livre sur les colonies anglaises.
Apprendre l’anglais
La Chine achète l’Europe
- Elle semble avoir une vision extrêmement noire du monde, estimant qu’elle a une revanche à prendre sur le colonialisme occidental. Deux stratégies de nuisance possible : dérober le savoir faire occidental (délocalisations), plutôt que développer le sien propre, et bloquer le fonctionnement des démocraties occidentales (par une forme de diviser pour régner que les Anglais aiment à appliquer au continent européen).
- Le succès de cette stratégie dépend des divergences d’intérêt entre européens : entre élite globalisée et peuple qui ne l’est pas, et entre nations. Elle dépend aussi beaucoup de l’habileté de la Chine, qui, heureusement, jusqu’ici, ressemble plutôt à un apprenti sorcier.
La France radicale
Nordmann, Jean-Thomas, La France radicale, Gallimard, 1977.
- Individu. Le radicalisme veut « le libre essor de l’individu », son épanouissement.
- Peuple. Le radicalisme idéalise le peuple, la « souveraineté populaire ». La manifestation de la volonté du peuple est le suffrage universel.
- Nation. Le radical est amoureux de la nation, émanation du peuple. Chaque nation a un génie propre. Celui de la France est à l’image de sa géographie, diverse et équilibrée, et de sa ruralité constitutive. Il a la caractéristique particulière de « clarifier la pensée des autres nations ».
- Association. Les hommes choisissent librement de constituer une société. L’association est l’organisation sociale par excellence (pas l’entreprise, qui repose sur un contrat déséquilibré, imposé).
- Éducation. L’éducation tient une « place centrale » dans le programme radical. Dont un des grands combats sera sa démocratisation. C’est le « premier devoir de l’État ». C’est elle qui doit réaliser « l’épanouissement de l’individu », surtout, « son ascension proportionnée à ses mérites ».
- Révolution. Le radicalisme est l’héritier de la révolution de 89 et des Lumières.
- Raison, science et progrès. Le radicalisme se veut « l’extension à la politique de la philosophie rationaliste ». Il pense que la science et la raison montrent à l’homme la voie du progrès de l’humanité. La science est le fondement d’une morale qui n’a plus besoin de la religion.
- État. Le radicalisme veut le gouvernement du peuple par le peuple. L’État doit faire régner la volonté générale contre l’intérêt privé. Il doit assurer la justice contre le laisser faire, en particulier nationaliser les monopoles (notamment les chemins de fer et les assurances). Mais le radicalisme se méfie des excès de l’autorité. Il se veut un contre-pouvoir, « institutionnaliser la révolte ».
- Propriété privée. Le radicalisme défend la propriété privée « garante de l’autonomie individuelle ». Mais il la voit comme une étape de l’histoire humaine.
- Assurance. L’homme doit être assuré contre les aléas de la vie, la nature même de la société est de lui fournir cette assurance.
- Salariat. Le radical veut supprimer le salariat, résultat d’un contrat déséquilibré, il veut le remplacer par l’association.
- Impôt progressif. Pour pouvoir financer le système d’assurances dont a besoin l’homme, et l’État, il faut un impôt. Cet impôt doit être progressif pour « corriger les inégalités ».
- Église. Le parti radical s’est longtemps défini par rapport à son hostilité à l’Église, dont les valeurs sont « diamétralement opposées » aux siennes.
- Colonialisme. Les radicaux conçoivent le colonialisme comme un messianisme, selon un thème central à leur pensée, celui qui sait doit enseigner à celui qui ne sait pas.
- Haine. « Parti qui s’oppose à la haine », en particulier, il ne peut comprendre la lutte des classes socialiste. Il pense que les luttes entre partis sont fécondes. Il croit à la « franchise et à la liberté d’expression ».
- Harmonie, paix et conservatisme. Le radicalisme est un mouvement pacifiste, qui cherche une amélioration continue et progressive, qui ne veut ni guerre ni révolution, et qui craint plus que tout les guerres fratricides.
- Parti. Le parti radical s’identifie à la démocratie républicaine, et à la nation. C’est à la fois un parti assez lâche et qui « encadre la nation » par ses organisations locales solidement enracinées dans les « intérêts locaux ».
Ces hommes, petits dans leurs vertus comme dans leurs vices, graves dans leurs propos, mais légers dans leurs actions, satisfaits d’eux-mêmes mais mécontents des autres, non décidément nous ne voulons pas les revoir.
Impérialisme
Hailé Sélassié était sans aucun doute un tyran semi-féodal qui soutenait les résidus non négligeables de l’esclavage dans son pays. Néanmoins la guerre d’Éthiopie contre l’impérialisme italien était une guerre juste d’indépendance nationale.
Cyriaque Magloire Mongo Dzon
- Si mon interprétation est correcte, Cyriaque Magloire Mongo Dzon partagerait la vision de J.S.Mill d’un colonisateur qui guide le colonisé dans son évolution culturelle.
