Miracle à Saint Nazaire. On ne sait plus où loger les nouveaux employés dont a besoin l’industrie locale.
Saint Nazaire, et ses chantiers, furent en situation désespérée, selon un récent article du Monde. « La stratégie qui a pu mener à la renaissance industrielle de la ville procède aussi d’un jeu collectif. « En 2012, 12 chefs d’entreprise, tous sous-traitants de STX [l’un des anciens noms des chantiers navals] et qui étaient “monomarché”, se sont réunis pour survivre » » Puis le succès appelle le succès. Un « business cluster » se constitue et va jusqu’à attirer des métiers « étrangers » qui profitent de savoir-faire locaux uniques. Airbus, ainsi y a deux grosses usines.
Schéma que l’on retrouve souvent, voire toujours : un groupe de résistants, une réussite, on vient au secours de la victoire, un tissu extrêmement complexe de métiers apparaît. Voilà ce dont on aurait besoin partout en France !
NB. Revirement des politiques, qui aiment désormais l’industrie : j’ai entendu, il y a quelques années, dans une émission d’écologie, un élu d’une ville (initialement) industrielle qui expliquait sa grande découverte : pour financer ses projets il suffisait de prélever sur l’entreprise ! Beaucoup pensaient comme lui, alors.